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| | Festival de Cannes 2009 | | | |  |
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L a Semaine de la Critique est à la Cinémathèque !
Du jeudi 4 au dimanche 7 juin, la Cinémathèque Française ( située au 51 rue de Bercy, métro Cour Saint Emilion ou Bercy ) accueille comme chaque année les films projetés dans le cadre de la Semaine de la Critique au Festival de Cannes.
7 films en compétition, 1 film hors compétition et 1 sélection de courts et moyens-métrages. Jean-Christophe Berjon, le délégué général de cette section parallèle qui célèbre sa 48ème année, exprime ainsi quelle en est la mission : " [ Elle ] est très précise : faire découvrir des cinéastes débutants et soutenir des oeuvres exigeantes et fragiles " . Cette année sur les 7 films de la compétition, 6 sont des premiers films.
L'année dernière avaient ainsi été présentés les films LES 7 JOURS, un très beau drame de et avec la grande Ronit Elkabetz, MOSCOW BELGIUM, une excellente comédie belge tournée en flamand, PREMIÈRES NEIGES, un film sombre et beau sur un petit village qui a grandement souffert de la guerre en Bosnie, où ne restaient plus que des femmes, des enfants et un vieillard, LES GRANDES PERSONNES et ILS MOURRONT TOUS SAUF MOI, deux films prometteurs et touchants et enfin LA SANGRE BROTA et BETTER THINGS, plus abscons. Tous ces films sont sortis en salles avec plus ou moins de succès mais plutôt soutenus par la presse et leurs spectateurs.
Le bilan de cette années n'est hélas pas aussi positif, films exigeants rimant ici parfois avec un refus d'inclure le spectateur. Les films français furent les plus réussis grâce à leur simplicité d'écriture et de style . Le film qui a obtenu cette année le Grand Prix de la Semaine fut en effet le joli film ADIEU GARY de Nassim Amaouche où Jean-Pierre Bacri crée un de ses meilleurs rôles, un ouvrier attaché à son métier malgré la fermeture de l'usine où il travaillait et à sa famille recomposée, notamment sa compagne interprétée par la toujours magnifique Dominique Reymond ( la mère de famille dans Y aura-t-il de la neige à Noël ). Un film sur la mémoire et la relation entre père et fils, d'une vraie grâce, avec de beaux moments de cinéma notamment dans son évocation de la figure de Gary Cooper. Autre premier film français, très différent, au scénario plus complexe et agréablement retors, dont il vaut mieux ne rien savoir avant de le découvrir, RIEN DE PERSONNEL de Mathias Gokalp, sur le monde de l'entreprise et sa cruauté, soutenu par de grands interprètes, Jean-Pierre Darroussin au sacré toupet, Mélanie Doutey en requin aux petites dents, Pascal Greggory en patron qui rappelle le Jean Poiret du film Que les Gros salaires lèvent le doigt et Zabou Breitman et Bouli Lanners en couple surprenant.
Autre film appréciable de cette sélection, BAD DAY TO GO FISHING ( Mal Dia para pescar ) un film hispano-uruguayen réalisé par Alvaro Brechner et co-écrit par une des grandes révélations de ce Festival de Cannes 2009, Gary Piquer, formidable dans le rôle du manager d'un catcheur qui entraîne son protégé dans une tournée de petits villages en Amérique Latine. Malgré une faiblesse de rythme dans l'histoire et des personnages secondaires qui ne sont pas suffisamment développés, le ton chaleureux et la belle relation entre ces deux solitaires permettent à ce film entre The Wrestler et Tandem de nous touccher.
Le reste de la sélection navigue entre promesses non tenues et films qui semblent parfois avoir été choisis pour leurs belles images ou leurs sujets politiques ou sociaux mais auxquels manquent un talent de metteur en scène et/ou de scénariste. Le film serbe ORDINARY PEOPLE de Vladimir Perisic est un film dur sur la journée d'un groupe de jeunes soldats qui devront commettre des exécutions sommaires. En une journée, le personnage central passera d'un rejet de ce qu'on lui demande à la simple exécution d'un travail répétitif. Glaçant et presque passionnant sur le fond, hélas un peu trop abstrait dans la forme, prometteur cependant sur l'avenir de ce réalisateur débutant.
Le film belge LOST PERSONS AREA de Caroline Strubbe est un film trop long et inabouti pour convaincre totalement mais les comédiens et leurs personnages sont attachants malgré un aspect étrange qui n'apporte pas grand chose à l'intrigue. Le côté inachevé est peut-être du à la volonté de la réalisatrice de vouloir apporter une suite à son histoirer.
WHISPER WITH THE WIND de Shahram Alidi est un film irakien sur un homme qui fait office de postier au Kurdistan en utilisant notamment des cassettes audio : de belles images de paysage mais une lourdeur de style qui affaiblit considérablement le propos; le film semble long même s'il ne dure que 1h15.
HUACHO repose sur une idée et une seule : observer quatre membres d'une même famille sur une seule journée, Ils se croisent le matin avant de vaquer à leurs occupations et font le chemin ensemble le soir, entre temps leur journée se passe sans le moindre intérêt pour le spectateur, ni fiction ni documentaire, le réalisateur semble n'avoir aucun point de vue sur son sujet. Où est la création artisique ici ?
Et enfin, si certains des films précités sont au minimum décevants, le dernier présenté interroge sur le fait que le comité de sélection a vu 900 films pour faire leur choix,. En effet, quel type de cinéma est défendu avec un film comme ALTIPLANO, autre film belge ? Tourné au Pérou par Peter Brosens et Jessica Woodworth, le film sombre dans un lyrisme de très mauvais goût pour traiter un sujet grave et peu traité : l'empoisonnement d'une population par des industriels qui ne se rendent même pas compte de leur existence, un film à la mise en scène prétentieuse et des auteurs qui méprisent la cause qu'ils prétendent défendre, très désagréable.
Seront ensuite montrés des moyens -métrages regroupés dans une séance : 1989 avec Vincent Gallo brillant mais son texte est sans intérêt et la mise en scène démonstrative, le ralenti final aurait pu être intriguant mais le film ne fonctionne pas, deux courts français LA BAIE DU RENARD et FAIBLESSES qui ont les défauts de nombreux courts-métrages : obscurs et dénué d'intérêt, seul le film sud coréen 6 HOURS de Moon Seong-Hyeok est suffisamment intéressant pour conserver un intérêt tout du long du visionnage.
Enfin, des courts-métrages seront présentés avant chaque long dont le très drôle TRAIN EN FOLIE ( Runaway ) pour ceux qui aiment les trains et les vaches ; LOGORAMA rempli de logos publicitaires dans une utilisation inventive et aussi SLITAGE grand prix du court-métrage inventif et surprenant.
POUR LE DETAIL DE LA PROGRAMMATION, VOIR LE SITE DE LA CINEMATHEQUE ( cinémathequefrancaise.fr )
- Lien L a Semaine de la Critique est à la Cinémathèque !
- Date 2009/06/03
News de : leduffpascal@CP
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CANNES 62è
Ce festival de Cannes 62e restera un excellent cru tant dans le choix des films montrés, la haute tenue du cinéma français avec trois films excellents dont UN PROPHÈTE de Jacques Audiard et le singulier SOUDAIN LE VIDE de Gaspar Noé. Souhaitons que ce dernier ne soit pas mutilé lors de sa sortie, il dure 2 h 42 et c’est bien ainsi qu’il faut le voir et non attendre des années pour le voir en version cut ou autres.
La Palme fut donc attribuée au Film de Michael Haneke LE RUBANC BLANC que je n’ai pas vu. Mais je pense, connaissant ses films que cela est mérité.
- Date 2009/05/26
- Plus d'info sur le film Le Ruban blanc
News de : bernardg
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GASPAR NOÉ : TOKYO EYES
Caméra subjective filmant Tokyo by night, trips kaléidoscopiques en numérique, visions dantesques d’un au-delà réincarné, le film de Gaspar Noé ne laisse pas indemne et aurait mérité une reconnaissance au Palmarès : attention ne faisons pas à Gaspar Noé ce qu’on a fait jadis à Beineix, si certains cinéastes nous offrent une vision avant- gardiste de leur cinéma ce n’est pas nécessairement condamnable.
Bravo à Haneke pour sa palme d’or, je n’ai pas vu le film, mais je vous en parlerai.
Énorme Regret pour Almodóvar, son film est magnifique.
- Date 2009/05/25
News de : bernardg
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GIANNOLI : SORTIE D’AUTOROUTE ?
En compétition pour la seconde fois le cinéaste Xavier Giannoli nous livre un film d’une ampleur rare dans ce cinéma français où cette année les films sont d’une qualité exceptionnelle. Certes sur la longueur le film s’étire par moments et l’on craint la sortie d’autoroute, mais cette histoire vraie d’une escroquerie à grande échelle, à savoir la construction d’une portion d’autoroute par un faux ingénieur, qui de ce fait touche des commissions sur les fournisseurs, est assez stupéfiante, notamment dans la tournure que prennent ces événements. Cluzet est au top… On compte sur lui pour un prix d’interprétation
- Date 2009/05/23
News de : Bernardg
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IL ETAIT UNE FOIS… TARANTINO
Dernier opus de Tarantino INGLORIOUS BASTERDS film de guerre d’un genre un peu spécial où une unité d’américains un peu défroqués commandée par le LT. Aldo Raine (Brad Pitt) a pour mission de scalper quelques nazis responsables de tortures et de crimes sur des Juifs, est dans la lignée narrative de KILL BILL, avec une séquence d’ouverture époustouflante, un film d’une violence et d’une cruauté extrêmes, le dernier chef d’œuvre de Tarantino arrivera-t-il à déloger UN PROHETE du palmarès ? Peu probable…
- Date 2009/05/22
News de : Bernardg
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ALMODÓVAR : CINE EN CONSTRUCCIÓN
Avec ÉTREINTES BRISÉES présenté en compétition ALMODÓVAR signe un film gigogne où l'histoire est racontée comme la gestation d'un film dans une mise en scène éblouissante qui lui vaudra sûrement un Prix et pourquoi pas celui de la mise en scène.La tension monte sur la Croisette pour cette édition exeptionnelle.
- Date 2009/05/20
News de : bernardg
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JOHNNIE & JOHNNY : CHAUD DEVANT
C'était la foule des grands jours à l'intérieur du palais où nos deux JOHNNIE(Y)étaient venus présenter VENGEANCE le dernier né de l'asiatique Johnnie To avec Johnny Hallyday de retour au cinéma. Et bien non le miracle n'a pas eu lieu et si ce film de série B reste de facture tout à fait honnête, notre Johnny national en acteur monolithique ne convainc pas tout à fait. Reste à aller voir le film pour les spectaculaires scènes d'action chorégraphiées par le spécialiste du genre.
- Date 2009/05/19
News de : Bernardg
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JACQUES AUDIARD : LA PERFECTION
A ce quatrième jour de la compétition Jacques Andiard a placé la barre très haut avec son film UN PROPHÈTE, non seulement pour le palmarès mais aussi pour le cinéma français où on n'avait pas vu un film de cette qualité depuis très, très longtemps. Rien en trop dans ce film puissant,d'une virtuosité dantesque, terrifiant Niels Arestrup qui peut aussi faire la surprise. Un film de maître dont on entendra beaucoup parler. La Croisette en est restée coite...
- Date 2009/05/18
News de : Bernardg
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PARK CHAN-WOOK : LA DÉCEPTION ? MICHEL GONDRY : L’IMPRÉVISIBLE
Ceux qui ont vu l’excellente trilogie ayant pour thème LA VENGEANCE, dont OLD BOY remporta le Grand Prix du Jury ici à Cannes risquent fort de ne pas retrouver ce qui avait fait la qualité de ces films. "Mélodrame de vampires à scandale" comme le définit lui-même le cinéaste, rien de bien nouveau dans ce énième film de vampires, où le grand guignol côtoie le burlesque et où l’on attend en vain pendant plus de deux heures ce qui fera jaillir cette histoire de son contexte. Certes visuellement le film est beau, c’est déjà ça, mais on a du mal avec une narration qui a du mal à se renouveler.
Le petit bijou du jour restera le documentaire de Michel Gondry L'EPINE DANS LE CŒUR, (Hors compétition) un secret de famille, comme chez Coppola, certes filmé plus modestement, mais avec une émotion et une sincérité bouleversantes. On n’est pas près d’oublier l'histoire de Suzette, tante de Michel Gondry et les frasques de son grand fils,
des Cévenols de pure souche dont le cinéaste a su percer pour notre plus grand plaisir la richesse d’une vie de famille ordinaire dans une région peu ordinaire. C’est très beau…
Cannes 2009
- Date 2009/05/16
News de : Bernardg
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COPPOLA : LA MISE A NU
Présenté en ouverture de la Quinzaine des Réalisateurs le TETRO de Coppola est un des événements majeurs, il y en aura d'autres, de ce début de Festival de Cannes 62è du nom. Dans une mise en scène éblouissante où scènes intismistes et scènes spectaculaires se téléscopent, un noir et blanc beau à en pleurer, on pense parfois à Bergman ou au 8/2 de Fellini, TETRO est le chef d'oeuvre du maestro.Chez Coppola le cinéma est une affaire de famille, quant à savoir si cette histoire est réelle ou autobiographique celui-ci répondit à la question : "tout est faux dans ce film mais l'histoire est vraie" Grand moment d'émotion lorsque Coppola arriva dans la salle où les salves d'applaudissements fusèrent de tous côtés pendant de longues minutes...
- Lien COPPOLA : LA MISE A NU
- Date 2009/05/15
News de : bernardg
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