L'Île aux Chiens
 
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L'Île aux Chiens

L'Île aux Chiens

 

Réalisé par
en 2018

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12/04/2018      tweet

carre 63

[Cinévore]

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a vu le film au cinéma le 12/04/2018 Avis :

L'Ile aux Chiens sonne le retour du talentueux Wes ANDERSON. Et une nouvelle fois, il nous embarque dans une ambiance dont il a le secret.
Tout à la fois, politique, poétique, mélancolique, ce film d'animation nous transporte dans un univers ou l'humain fait du meilleur ami de l'homme (le chien) un animal paria pour cause de grippe canine. Wes ANDERSON signe un nouveau grand film, parfaitement maitrisé qui résonne avec notre époque (stigmatisation d'un groupe par rapport à un notre, mensonges, manipulations), le tout avec l'émotion et la finesse qu'il faut. Sacré cinéaste !
 
13/04/2018      tweet
Avis Cinéma
solaje

[GuruCiné]

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a vu le film au cinéma le 13/04/2018 Avis :

Le film a été présenté au Festival 2 cinéma de Valenciennes 2018 et à la Berlinale 2018 où il a obtenu l’Ours d’Argent du meilleur réalisateur. C’est un film d’animation en volume.
Dans la ville de Megasaki, le maire Kobayashi ordonne la mise en quarantaine de tous les chiens, il faut avouer que c’est par vengeance car depuis la nuit des temps et parmi ces ancêtres on vénère le chat et on maudit le chien. La raison de cette quarantaine est une épidémie de fièvre canine appelée « fièvre trufoïde », le maire doit se représenter aux élections très prochainement et il a un concurrent en la personne d’un professeur qui est en passe de trouver un remède contre cette fièvre, mais la population a été terrifié par les soi-disant méfaits provoqués par cette maladie canine, alors les chiens sont envoyés dans cette île au large qui reçoit également les ordures ménagères de la ville et les canidés seront livrés à eux même et obligé de se nourrir de détritus. Le jeune Atari de 12 ans qui est le pupille du maire Kobayashi n’a pas supporté l’exil de son chien garde du corps, Spots. Il a donc volé un avion pour se rendre sur l’île nommée dorénavant « l’île aux chiens » et il y fait un atterrissage d’urgence qui endommage son avion. Il est repéré par un groupe de chiens assez intrépides et sympathiques, les premiers contacts ne sont pas aisés, car le jeune homme parle japonais et les chiens, c’est connu, parlent l’anglais. Atari possède une photo de Spots alors les autres chiens comprennent qu’il est venu sur l’île pour le retrouver et décident de l’aider ...
C’est un film d’animation tourné en « stop motion », soit en volume avec des objets ou des marionnettes volumiques. Les scènes sont censées se dérouler dans une ville imaginaire au Japon avec un bel échantillonnage d’us et coutumes typiquement japonaise. Le film n’est pas tellement destiné aux enfants, sur 6 représentations quotidiennes, cinq sont en version originale sous titrée. Le film sort vraiment de l’ordinaire autant dans l’esprit que dans la méthode employée. Le scénario est à base de flash-backs, quand un évènement arrive, on fait un détour dans le temps pour en expliquer les tenants et permettre la compréhension. Il faut dire qu’on se prend au jeu et le récit est très prenant. A l’instant « t » on va passer de l’île au chiens où le jeune Atari et ses compagnons continuent leur quête, à la ville où le maire recherche son pupille, Atari avant d’employer une solution radicale sur cette île maudite soi disant pour éradiquer l’épidémie, mais un groupe minoritaire tente de renverser le pouvoir en place et ses solutions trop drastiques voire mafieuse. Une voxographie avec beaucoup de têtes d’affiche aussi bien en VO qu’en VF et la musique originale est rythmée au son des tambours taiko. Il ne faut pas passer à coté de cet excellent film.

vu au Gaumont wilson Toulouse
 
14/04/2018      tweet
Avis Cinéma
rosalie210

[Accro au ciné]

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a vu le film au cinéma le 14/04/2018 Avis :

"L'île aux chiens" est le deuxième film d'animation en stop motion de Wes Anderson après "Fantastic M. Fox". Mais 10 ans ont passé et Anderson a étendu et approfondi son univers. Je suis d'accord avec l'article de Robin Canonne publié le 12/04 dans le Figaro.fr: "On pouvait reprocher aux premiers films de Wes Anderson une certaine froideur. Depuis Moonrise Kingdom, le réalisateur a semble-t-il trouvé cette petite chose qui manquait à son cinéma." Comme le résume Jérôme d'Estais pour la Septième Obsession, ce "conte ancien et moderne, éternel, dresse un pont entre le cinéma insulaire d'Anderson qui menaçait un jour d'être englouti et le monde extérieur, celui d'un public ébloui et reconnaissant".

"L'île aux chiens" est une fable politique mordante doublé d'un récit d'aventures SF prenant et d'un hommage éblouissant au Japon. Les amoureux de cette culture (dont je fait partie) seront comblés. Les tambours japonais, le sumo, les haïkus, les estampes, le théâtre kabuki, le cinéma de Kurosawa, le wasabi et les sushis, les cerisiers en fleurs ainsi que la langue sont particulièrement mis à l'honneur. La BO d'Alexandre Desplat s'avère particulièrement inspirée et le doublage (dont le casting en VO et en VF a été choisi par Wes Anderson) est particulièrement soigné. Les chiens s'expriment dans la langue du spectateur et les hommes en japonais (le plus souvent non traduit). L'animation est somptueuse, les plans sont riches visuellement et fourmillent de détails. Cependant, le film n'est pas avare de moments contemplatifs sortis tout droit de l'œuvre de Miyazaki (qui est à l'animation ce que Kurosawa est au live: un géant du cinéma). Il a fallu deux ans pour réaliser le film et le perfectionnisme maniaque de Wes Anderson se ressent partout. Mais l'exigence est la marque des grands.

Le Japon de Wes Anderson est à la fois éternel et dystopique. Rétrofuturiste en somme. Le Japon contemporain se devine dans l'importance accordé aux drones et aux robots canins mais aussi dans les déchets de l'île-poubelle. Le parc d'attraction désaffecté fait penser au "Voyage de Chihiro" et les centrales nucléaires éventrées à la catastrophe de Fukushima. Quant aux déchets compactés, ils rappellent les cubes de "Wall-E" et son vibrant plaidoyer écologiste. Car l'île-poubelle est aujourd'hui une vision post-apocalyptique terriblement réelle. Même s'il s'agit aussi de rendre hommage à "Akira". Le laboratoire caché de l'île où les chiens avant d'être pestiférés étaient soumis à des expériences fait penser à l'œuvre d'Otomo et ses cobayes humains.

Il en va de même de la fable politique du film. Elle évoque aussi bien le nazisme (qui avant d'exterminer les juifs songeait à les déporter sur l'île de Madagascar) que les politiques actuelles d'exclusion et de parcage des migrants dans des conditions inhumaines. L'île de Megasaki est dirigée par un tyran qui manipule la population à coups de propagande, de censure et d'élections truquées. Celui-ci désigne à la foule un bouc-émissaire qu'il a lui-même créé (le chien contaminé par ses soins) et qui est porteur de tous les maux. Cet ennemi sanitaire est banni, déporté, enfermé, soumis à des conditions de vie misérables dans l'attente d'être exterminé. Les "dissidents" sont officiellement tolérés mais en réalité persécutés et assassinés. Les élites sont corrompues ou éliminées. Seuls quelques jeunes refusent d'admettre la disparition du meilleur ami de l'homme (c'est à dire leur propre deshumanisation) et décident de résister. Le principal d'entre eux est le neveu adoptif du maire de Megazaki qui part en expédition sur l'ile-poubelle afin de retrouver son chien, aidé par cinq de ses congénères, quatre anciens chiens domestiques et un chien errant quelque peu asocial et décalé mais qui va s'avérer être central dans l'intrigue.


vu au Gaumont Alésia
 
01/05/2018      tweet
Avis Cinéma
deanloomis

[Cinéfan]

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a vu le film au cinéma le 01/05/2018 Avis :

La dernière folie de Wes Anderson dont le cerveau bouillonne toujours d'idées insensées.
Sans revenir sur la technique et le sujet du film bien expliqués par ailleurs, il s'agit bien d'une fable politico-poétique qui jette un regard angoissant sur notre monde.
Certes comme toujours chez Anderson, il y une idée par plan et parfois même plus d'une seule idée. Le film fourmille de trouvailles et l'on voyage de merveille en merveille en se laissant porter par la force des images.
Mais au delà de ça, on comprend peut-être le succès un peu moindre de ce film qui a plus de mal à trouver son véritable public. Conçu plus comme un film pour adultes vue la gravité du sujet, on a parfois l'impression que les scénaristes n'ont pas oser donner libre cours à l'humour habituel dont Anderson sait faire preuve. Que ce soit dans Mr. Fox ou Budapest Hotel, pour ne prendre que ses films plus récents, l'humour est constant et particulièrement bien intégré à l'histoire.
Dans l'Ile Aux Chiens, en revanche, les rares traits d'humour sont paraissent être conçus à contre-cœur, on sourit parfois mais il manque un vrai relâchement qui aurait certainement bénéficier au film.
C'est dommage mais c'est le seul reproche que je ferai à ce nouvel OVNI de Wes Anderson dont il ne faut décidément jamais rater le moindre film.
P.S. : Le meilleur gag du film se trouve peut-être dans le générique où on peut lire : Voix du caniche muet : Anjelica Huston !
 
14/05/2018      tweet
Avis Cinéma
mazou31

[AmateurDeCiné]

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a vu le film au cinéma le 14/05/2018 Avis :

Fable d’une beauté visuelle et d’une inventivité époustouflantes, et d’un respect profond envers l’art pictural et théâtral japonais. Constamment la technique et la maîtrise plastique sont au service de l’humanisme – porté par les chiens ! –, de l’humour décapant et de la désillusion à l’encontre de notre société. Dialogues (en VO) savoureux servis par d’excellents acteurs-conteurs et une musique qui décoiffe mais qui est très belle. Un film qui mérite d’être vu deux fois pour en apprécier tous les plans magnifiquement réussis.
 
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