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Comédies musicales Horreur / Fantastique


L'Affaire des poisons  

À l’apogée du règne de Louis XIV, «l’affaire des Poisons» est l’une des plus vastes et des plus mystérieuses affaires criminelles du XVIIe siècle, impliquant des empoisonnements pour lesquels se trouvent mêlés les plus grands noms de la cour de France et du clergé. Un climat hystérique envahit Paris où on se livra à une chasse aux sorcières et aux empoisonneuses...

Comme elle l'a souvent prouvé dans sa carrière, Danielle Darrieux se montre grande comédienne et compose une comtesse de Montespan frivole, dénuée de scrupules et de finesse, et parfois cruelle.

Pour le rôle de la Voisin, l’empoisonneuse, le choix de Viviane Romance est déconcertant. Les gravures d’époque montrent une petite bonne femme grosse et moche, tout le contraire de la très belle et sensuelle actrice ! Bon, Viviane Romance joue parfaitement son rôle et, après tout, on est au cinéma où les libertés sont autorisées pourvu qu’elles apportent un plus au film.

Henri Decoin a réuni devant sa caméra une belle brochette d’acteurs et d’actrices : Paul Meurisse est un prêtre alchimiste et satanique... Anne Vernon une dame de compagnie de la Montespan... Pierre Mondy est le capitaine de police chargé d’enquêter sur l’affaire sous le commandement de Maurice Teynac, le lieutenant-général de police... Christine Carrère joue madame de Fontanges la dernière favorite du roi soleil joué par Raymond Gérome... et une vingtaine autres noms de l’écran et du théâtre, avec dans un petit rôle fugitif, Olivier Darrieux, le jeune frère de Danielle Darrieux !

Henri Decoin était manifestement moins à l'aise dans la fresque historique que pour les films policiers et les comédies dramatiques. Il n’empêche que son film n’est pas décevant, et même réussi par certains aspects, malgré son côté un peu anecdotique et parfois superficiel.

image de L'Affaire des poisons

 Lu 231 fois Avis de : Roegiest   tous les avis    Votre avis   Répondre      



Le Corsaire rouge  

On prend les mêmes et on recommence ! Deux ans après « The Flame and the Arrow » de Jacques Tourneur, la Warner met en chantier ce grand film d’aventures basé sur les qualités acrobatiques de Burt Lancaster et de Nick Cravat.

La direction en a été confiée à Robert Siodmak qui a donné un ton de comédie à cette histoire de flibustiers. Ce mélange d’humour et d’aventures confère un caractère très particulier au film, certaines scènes étant très proches de la farce et de la parodie de certains clichés des films de pirates.

« The Crimson Pirate » dégage une grande vitalité et une énergie qui collent le spectateur à son fauteuil. C’est un film très plaisant, un excellent divertissement « enfants admis » et pour ceux qui le sont restés.

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Malgré une mise en scène soignée, on remarque dans certaines séquences quelques « négligences ». Ainsi quand un gabier vêtu d’une chemise blanche et d’un pantalon bleu tombe de son perchoir, il a changé de costume pendant sa chute et porte un habit militaire rouge... C’est la reprise (un peu maladroite) d’une autre scène du film où un soldat dégringole lui aussi du haut d’un mat...

Une autre bizarrerie se situe dans la scène où Lancaster et Cravat se baladent cachés sous une barque retournée, on distingue des plis dans la coque qui dévoilent qu’il s’agit d’une toile peinte tendue sur un châssis...

Certaines scènes ont été plagiées dans la série « Pirates des Caraïbes » comme celle de marcher sous l’eau sous une barque retournée ou celle de l’équipage prisonnier dans un filet suspendu à une vergue...


image de Le Corsaire rouge

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Meurtre en 45 tours  

Danielle DARRIEUX au sommet de sa gloire et de sa beauté. Il y a de quoi se mttre à la place de son époux, le jaloux Jean SERVAIS face à son rival, le jeune pianiste Michel AUCLAIR. Et puis, cette mort inexpliquée ? Un film noir comme on n'en fait plus en France.
image de Meurtre en 45 tours

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La Flèche et le flambeau  

Jacques tourneur s’est payé une récréation avec ce film d’aventures très éloigné des films noirs et des films fantastiques qui constituent l’essentiel de son œuvre.

Au XIIe siècle, dans un petit village des montagnes de Lombardie, la population vit sous la terreur d’un seigneur allemand tyrannique et cruel. Lorsqu’il enlève le jeune fils d’un homme des forêts, il va se trouver en face d’un archer d’une grande adresse qui va lui mener la vie dure pour récupérer son gamin...

Par son entrain et sa palette de couleurs, « The Flame and the Arrow » est un joyeux divertissement qui met en valeur les qualités physiques de Burt Lancaster et son ancien partenaire de cirque, Nick Cravat. Les acrobaties qu’ils accomplissent prennent une bonne partie de l’histoire qui est un spectacle permanent.

A leurs côtés, Virginia Mayo apporte beaucoup de charme dans ce film essentiellement masculin. Le traître de l’histoire est campé par Robert Douglas, un acteur qui semblait voué à interpréter ce genre d’individus et qu’il a joué dans une douzaine de films !

Voilà donc un film très gai et vivant où l’on ne s’ennuie guère, une vraie BD !...

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Nick Cravat interprète un muet, ce qu’il n’était pas. En réalité, il parlait avec un accent de Brooklyn très marqué qui aurait paru plutôt déplacé dans la Lombardie du XIIe siècle ! On aurait pu le doubler mais son personnage y aurait perdu son pittoresque...

Les deux acteurs étaient des amis d’enfance et avaient mis au point au début des années 1930 un duo acrobatique – Lang and Cravat – qui s’est produit dans plusieurs cirques et des music halls.

En 1939, Lancaster s’est gravement blessé à la main et a risqué l’amputation d’un doigt, ce qui a mis fin au duo... Devenu vedette de cinéma, Burt Lancaster a imposé son ami à ses côtés dans neuf films. Les deux compères sont morts la même année, en 1994.

image de La Flèche et le flambeau

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Sa Sœur de Paris  

A Vienne, les Weyringer sont un couple qui bat de l’aile. Il semble que la lassitude se soit installée et surtout que monsieur Joseph (Ronald COLMAN) n’aime plus Madame Helen (Constance TALMADGE). D’ailleurs, Madame quitte Monsieur et retourne chez sa mère.
A la gare, elle rencontre sa sœur jumelle Lola, danseuse étoile en tournée à Vienne. Lola recueille sa sœur qui lui raconte ses malheurs.
Dans le même temps, Joseph découvre cette même sœur grâce au courrier : une lettre accompagnée d’une photo annonce son arrivée. Joseph, une fois la surprise passée, décide de rencontrer cette belle-sœur qui ressemble à sa femme, mais dans une version belle.

Je l’ai déjà écrit ici, mais les doubles ont toujours eu une place dans le cinéma en général et américain en ce qui concerne les plus impressionnants (1). Nous sommes quatre ans après Little Lord Fauntleroy (1921) qui voyait Mary PICKFORD donner la réplique à Mary Pickford, et un tout petit peu plus d’un mois après Don Q, Son of Zorro (1925) qui voyait Douglas FAIRBANKS se battre aux côtés de Douglas Fairbanks.
Mais si ces deux films jouent avec bonheur de cette relation double, ils n’arrivent tout de même pas au niveau d’excellence du film de Franklin.

En effet, si la technique de surimpression est la même (2), c’est le naturel qui prime : non seulement Constance Talmadge se donne la réplique, mais la doublure – qui n’est pas systématiquement de dos – enchaîne des gestes et des mouvements qui ne sont ni hésitants ni empruntés, donnant une fluidité aux rapports entre Helen et Lola. De plus, les cadrages d’Arthur EDESON couplés avec le montage rigoureux et talentueux de Hal C. KERN donnent un résultat absolument époustouflant de naturel. Magnifique.

Bien sûr, comme la plupart du temps dans une intrigue de doubles, on rit. Et on rit franchement de la situation qui commence tranquillement pour s’achever dans un imbroglio formidable. Et du moment où apparaît Lola jusqu’à la fin, c’est un tour de force que réussit Constance Talmadge dans ce rôle double : amusée par le tour qu’Helen joue à Joseph, mais un tout petit peu effrayée tout de même par cette situation qui ne cesse de se compliquer jusqu’à la résolution finale dans l’hôtel – et même la chambre – où tous les deux avaient passé leur nuit de noces quelques années plus tôt.

On est d’une certaine façon dans une situation de vaudeville avec cet homme qui croit tromper sa femme, mais aussi dans le comique subtile inhérent à ce thème porteur. Et Sidney Franklin prend le temps de bien faire monter la tension – pour Joseph – jusqu’au point de rupture : va-t-il passer à l’acte ? N’oublions pas que nous sommes en 1925, et que la morale signifie quelque chose de très important, surtout quand on sait que la MPPDA (3) a donné son visa au film.
Et puisqu’on en est à la MPPDA, nous assistons ici à un baiser extraordinaire : en effet, il était recommandé de ne pas faire durer les baisers plus de 3 secondes, et ici, c’est pendant 24 secondes (!) que Constance Talmadge et Ronald Colman s’embrassent.
Mais comme toujours dans ces cas-là, c’est pertinent (vous irez voir).

Ajoutez à cela quelques plans de coupe avec des mains qui expriment autant que les visages – surtout dans la voiture quand Joseph et Lola/Helen s’enfuient – et vous aurez un très beau film d’un réalisateur un peu oublié aujourd’hui (sauf des férus de la période muette) mais qui savait, lui aussi, tourner de grands films.
Constance Talmadge est elle aussi magnifique dans ce rôle double, mais son talent est très bien servi par son partenaire, le non moins talentueux Ronald Colman qui savait aussi bien faire rire (ici) qu’émouvoir (The White sister (1923)).
Bref, c’est du très grand cinéma que nous avons là, alors un conseil : précipitez-vous sur ce film !


(1) Je ne dis pas qu’on n’en trouve pas ailleurs : La Cité des enfants perdus (1994), par exemple…
(2) On tourne une scène puis on la retourne sans bouger la caméra mais sur la pellicule impressionnée, la magie venant après avec le montage.
(3) Motion Picture Producers and Distributors of America, organisme chargé d’accorder le droit de distribuer le film. Ce n’est pas encore le code Hays qui régit Hollywood, mais Hays est déjà là…

 Lu 211 fois Avis de : Djayesse   tous les avis    Votre avis   Répondre      



Si Versailles m'était conté  

Ce film de près de trois heures relate l’histoire du Château de Versailles depuis sa construction sous Louis XIII jusqu’à la Révolution française.

Il faut se rappeler que « Si Versailles m’était conté » est une fresque historique, elle est davantage un divertissement. Sacha Guitry s’intéressait plutôt aux petites histoires et aux secrets d’alcôve qu’à la grande Histoire. On peut donc reprocher au film de ne pas être parfaitement exact historiquement mais il n’est pas non plus totalement faux… Disons que Sacha Guitry n’a pas hésité à arranger les choses pour placer dans la bouche de ses personnages des mots d’esprit ou des répliques dont il avait le secret. Le ton général du film est badin mais Guitry ne va jamais trop loin et sait rester dans le bon goût. Il a en tout cas la faculté de ne jamais être ennuyeux.

Tourné en Eastmancolor, le film est fastueux par ses décors, ses costumes et sa distribution où l’on retrouve une bonne partie des acteurs majeurs français de l’époque et même deux acteurs américains de premier plan, Claudette Colbert et Orson Welles.

Le film a été tourné dans le Château de Versailles lui-même entre 17 heures et 5 heures du matin. L’équipe suivait de près les derniers visiteurs et se mettait en place dès la fermeture d’une salle. De nombreuses scènes ont été tournées la nuit ce qui a permis à certains acteurs qui se produisaient sur scène ou qui tournaient dans un autre film le jour, de figurer au générique.

Quelques historiens ont dénoncé dans la presse et à la radio les imprécisions et les erreurs dont le film est émaillé. Il y en a évidemment mais elles sont là pour permettre à l’auteur de signer un film très personnel où sa patte est présente dans chaque image, dans chaque réplique !

Une seule incongruité pourrait être signalée : du début à la fin du film, le château est dans son jus de 1953, avec des murs sales et verdis de mousse, alors qu’il aurait dû paraître propre à travers les époques où est sensé se passer le film...

Sacha Guitry a signé là un grand film avec le morceau d’anthologie qu’est la toute dernière scène où tous les personnages ayant hanté Versailles, descendent le grand escalier d’honneur du château. Une merveille !



image de Si Versailles m'était conté

 Lu 238 fois Avis de : Roegiest   tous les avis    Votre avis   Répondre      



Si Paris nous était conté  

Devant cinq jeunes étudiants, Sacha Guitry raconte à sa façon les grandes heures de l’histoire de Paris. Comme dans tous ses films à vocation historique, il prend quelques quelques libertés avec l’exactitude, il rapproche des événements semblables sans soucis de leur chronologie, s’attarde sur certains épisodes ou personnages au gré de sa fantaisie ou de ses affinités.

Si l’intention était belle, le résultat est assez décousu, de nombreuses séquences sont peu intéressantes et tirées en longueur. D’autres sont d’une rare pertinence et souvent plaisantes, comme les multiples évasions de la Bastille de Latude, superbement interprété par Robert Lamoureux.

A son habitude, Guitry s’est entouré d’une impressionnante pléiade d’acteurs et d’actrices, avec plus ou moins de bonheur dans la distribution de leurs rôles.

Il a attribué à son épouse, Lana Marconi, le rôle de Marie-Antoinette. Clément Duhour campe un Aristide Bruant haut en couleur dans une scène épatante du cabaret du Chat Noir. Ou aussi François Ier qui, sous les traits de Jean Marais, accueille à Amboise la « Joconde » de Da Vinci. Sacha s’est lui-même attribué le rôle de Louis XI qui découvre le premier livre imprimé en France.

Et, bien sûr, il faut citer les incontournables de l’entourage du maître, Pauline Carton, Jeanne Fusier-Gir, Marguerite Pierry et Emile Drain qui, cette fois, n’est pas le Napoléon qu’il a interprété dans 4 films de l’auteur, mais Victor Hugo.

On y voit aussi dans leur propre rôle le poète Paul Fort qui dit son poème « Si tous les gars du monde » et Maurice Utrillo qui peint son ultime tableau sur la place du Tertre.

Quelques personnages sont ratés, le pire étant Gérard Philipe qui joue de façon insupportable un troubadour qui intervient de loin en loin à chaque changement d’époque.

« Si Paris nous était conté » s’inscrit dans la lignée de la trilogie historique de l’auteur, aux côtés de « Si Versailles m’était conté » et « Napoléon ». C’est le moins réussi des trois, et on aurait espéré que résultat soit meilleur qu’il ne l’est !


image de Si Paris nous était conté

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La Furieuse chevauchée  

"La furieuse chevauchée" m'a laissé une singulière impression, celle d'un scénario alambiqué, voire déroutant, qui demande une bonne demi-heure de visionnement avant d'en comprendre les tenants et aboutissants. Les rebondissements successifs suffisent à maintenir l'haleine jusqu'au terme de l'histoire. Chaque personnage trouve progressivement sa place dans l'écheveau de départ et, progressivement, les fils se démêlent.

Randolph Scott donne une fois de plus une bonne interprétation, bien qu'il soit affublé une nouvelle fois, de son horrible chapeau biscornu. En revanche, Dorothy Malone (Corinna Ordway ) nous a habitué à de meilleures prestations. Son rôle est effacée par celui de Peggie Castle (Reva) qui tente de déjouer les plans de son abject mari, Cibo Pearlo, le propriétaire du saloon. La lutte avec le shérif est un peu longue à conclure mais vaut la peine d'être vue, ainsi que le duel dans la sombre cabane entre Larry Madden et le vieux Tucker Ordway devenu aveugle. Un bon western de Lesley Selander, réalisateur de nombreux westerns de série B.
image de La Furieuse chevauchée

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