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1900 (Novecento) de Bernardo Bertolucci en coffret collector Blu-Ray & DVD


Alors que l'on vient d'apprendre le décès, le 26 novembre 2018, du cinéaste Bernardo BERTOLUCCI, Wild Side Vidéo propose la version restaurée (sous la supervision du directeur de la photographie Vittorio STORARO) de la superbe fresque 1900 (Premier acte) (1976) - 1900 (Deuxième acte) (1976), présentée dans un magnifique coffret rempli de bonus.

La bande annonce présentée par Wild Side :




Et un extrait de la sublime musique du film, composée par le Maestro Ennio MORRICONE :





Restauration 4K entièrement supervisée par le directeur de la photographie Vittorio Storaro

2 Blu-ray pour le film (318’)
1 Blu-ray pour les bonus (213’)
2 DVD pour le film (306’)
1 DVD pour les bonus (213’)

* 1 livret exclusif présentant « L’Enfant et les Grenouilles », un texte écrit par Giuseppina Sapio, spécialiste de l’oeuvre de Bernardo Bertolucci, et un portfolio du film tiré d’archives rares (160 pages)

* « 1900 ou Le Siècle inachevé » : entretien avec Bernardo Bertolucci autour de la genèse du film (39’)

* « Une image rêvée » : histoire d’une restauration par Gian Luca Farinelli, directeur de la Cinémathèque de Bologne (33’)

* « Dialogue en clair-obscur » : conversation avec Vittorio Storaro (52’)

* « Un Américain à Parme » : interview de Robert De Niro (8’)

* « La Mort du chat » : souvenirs de tournage par Donald Sutherland (19’)

* « Le Cinéma selon Bertolucci » : le making of par Gianni Amelio (62’)


Attention : édition limitée à 3.000 exemplaires...




1900 (Novecento) de Bernardo Bertolucci en coffret collector Blu-Ray & DVD
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- Date 27/11/2018  - Plus d'info sur le film 1900 (Premier acte)
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Films classiques Westerns Comédies musicales
Horreur / Fantastique


Les Femmes  

Film que je ne reverrai pas ennuyeux.
image de Les Femmes

 Lu 40 fois Avis de : nonodu561   tous les avis    Votre avis   Répondre      



Le Fils du désert  

Encore un western ?
Pas vraiment.
Si le cadre est celui du genre, le propos va au-delà du western traditionnel.
Certes, tout commence bien pour ces trois hommes qui arrivent à Welcome, Arizona (1) : outre le panneau d’entrée, la première maison qui retient leur attention appartient à un certain B. Sweet (Ward BOND). Littéralement : « soyez doux ».
Et ce B. Sweet se prénomme plutôt Buckley ou Buck, voire Pearley, pour sa femme Carrie-Lou (Mae MARSH).
Sauf que cet homme si « doux » n’est autre que le shérif de Welcome.
Et surtout que les trois étrangers qui viennent d’arriver sont de bandits de grand chemin qui ont rendez-vous avec la banque afin d’y clore définitivement tous les comptes.
En fuite, les trois hommes croisent sur leur chemin un chariot dans lequel une femme (Mildred NATWICK) meurt après avoir mis au monde un petit garçon.
Comme les trois hommes l’ont aidé pour ses derniers instants, elle les choisit comme parrains pour son enfant, donnant leurs trois prénoms : Robert (John WAYNE), William (Harry CAREY Jr.), Pedro (Pedro ARMENDÁRIZ).
Va alors commencer une autre traversée du désert, une traversée pour la vie de cette enfant, que ces trois canailles vont protéger sur leur vie.

C’est un remake – Marked Men (1928) – mais comme le premier film est perdu, nous devons nous contenter de celui-ci. Mais je ne crois pas qu’on y ait perdu au change.
En effet, John FORD signe ici l’un de ses westerns les plus émouvants, voire humanistes.
En effet, cette responsabilité inattendue qui tombe sur ces trois fripouilles va au-delà de ce qu’on attend d’un western traditionnel. Pensez donc, trois bandits qui donneraient leur vie pour un petit bout d’homme !
En outre, on pense bien sûr au Three bad men (1926) du même Ford, où trois canailles (sublimes disait le titre français) se sacrifient avec panache.

Mais cette traversée du désert est on ne peut plus symbolique et le western devient alors parabole et les trois parrains (le titre original) deviennent les trois rois mages, voire le peuple hébreux conduit dans le désert par Robert « Moïse » Hightower.
D’une manière générale, le film fait de nombreuses références à la Bible, que ce soit par les situations ou les paroles : plusieurs citations émanent de la Bible, dont le célèbre psaume 137 (2).
Sans oublier le but du voyage : New Jerusalem. Et si vous en voulez encore, le jour de l’arrivée de Robert (le grand) et Robert (le petit) n’est autre que Noël…

Et pourtant, cela reste un western, mais avec tout ce qui fait habituellement le monde de John Ford, ce microcosme plus vivant que la vie avec ses personnages indispensables : le shérif bien sûr, mais aussi le pianiste du saloon (Richard HAGEMAN), le juge débonnaire (Guy KIBBEE), le poivrot de service (encore une fois c’est Francis FORD, le frère de), le chef de train (Jack PENNICK, fidèle au poste) et bien sûr le vieux grincheux, Curly (Hank WORDEN) qui, comme son nom ne l’indique pas (« frisé, bouclé ») est chauve.
Bref, nous avons tous les ingrédients pour un magnifique western et c’est encore plus que cela.
Chaplin, en présentant Le Kid / Le Gosse (1921), avait promis aux spectateurs : « un film avec un sourire, et peut-être une larme ». Cette assertion sert absolument ce film, tant on passe tout naturellement du comique au tragique, progressivement.

Comique parce que voir ces trois grands bandits assurer la survie d’un bébé est très drôle, surtout quand ils suivent – à la lettre ou presque – les conseils d’un obscure pédiatre, avec lequel Robert surtout n’est pas beaucoup d’accord. Il est d’ailleurs très amusant de voir John Wayne mal à l’aise avec cet enfant tombé du ciel (3), alors qu’il avait lui-même à l’époque déjà 4 enfants !

Et puis il y a le moment de bravoure qui dure plus de la moitié du film : la traversée du désert vers la Terre Promise (voir plus haut).
Il est évident que le tournage fut épuisant : le Désert de Mojave, La Vallée de la Mort (et Lone Pine).
C’est du désert à perte de vue, avec tempête de sable et soleil de plomb : John fut même hospitalisé. C’est dire.

Au final, c’est un western inoubliable où Ford met (presque) de côté les antagonismes habituels, évitant ainsi le côté manichéen du genre, et surtout, comme dans plusieurs films (Stagecoach (1939), entre autres, puisqu’il y a John Wayne), les gentils ne sont pas toujours là où on les attendait, et être hors-la-loi n’empêche pas d’être homme d’honneur et de principes.

Un grand film !


PS : le bébé filmé par John Ford pour le film s’appelle Amelia Yelda. Elle doit avoir à peu près 70 ans aujourd’hui…

(1) Un patelin qui s’appelle « Bienvenue », on ne peut rêver mieux comme accueil.
(2) « Super flumina Babylonis illic sedimus et flevimus cum recordaremur Sion » Vous chercherez la traduction, mais je vous donne un indice : un groupe de disco (hum…) en a fait un tube…
(3) Bien sûr, puisque pendant toute cette séquence autour de la naissance, brille dans le ciel une étoile. Cette étoile, c’est aussi le souvenir de Harry Carey, qui mourut avant le film qui lui est dédié : « To the memory of Harry CAREY, bright Star of the early western sky. » Et si son fils joue dans ce film, c’est tout de même John Wayne qui reprend son rôle.
image de Le Fils du désert

 Lu 47 fois Avis de : Djayesse   tous les avis    Votre avis   Répondre      



La Poursuite sauvage  

Ce western, basé sur un excellent scénario, raconte l'histoire d'un homme hanté par la mort de son fils suite à une attaque de comancheros commandés par un blanc à l'œil vitreux. Benedict (William Holden) tentera tout pour rattraper le salopard qui a tué tous les siens et ira jusqu'à engager d'anciens forçats à qui on ne peut, semble-t-il, accorder aucune confiance. Or, ce sentiment est la clé de voûte du film. La nature des hommes va évoluer au fil de l'histoire et la méfiance va se transformer en amitié. Bien sûr, il est difficile de transposer cette aventure dans la réalité, mais le réalisateur parvient à nous faire croire à cette belle entreprise. La fin est assez pathétique, lorsque Chamaco meurt dans les bras de Benedict. Un beau film, qui sans être un chef-d'œuvre, permet de passer un bon moment.
image de La Poursuite sauvage

 Lu 76 fois Avis de : Sinefil44   tous les avis    Votre avis   Répondre      



La Sentence  

Une heure, dans la vie d’un homme, ce n’est rien : 1/8760 d’une année, alors sur toute une vie…
Mais parfois, une heure, c’est tout. C’est là que tout se gagne, ou que tout se perd.
Ici, tout se perd.
Imaginez : un jour de septembre 1944, sur la côte normande pas loin de Cherbourg, un officier allemand est tué par une grenade, lancée d’un balcon. Les soldats fouillent les rares habitations occupées, et arrêtent ceux qu’il trouve, et ceux qui s’enfuient.
Ils sont cinq, enfermés dans une cave, à attendre l’heure de l’exécution.

La « sentence », c’est donc la condamnation à mort de ces cinq personnes : Georges Lagrange (Robert HOSSEIN), Catherine Desroches (Marina VLADY, alors Mme Hossein à la ville), Antoine Castellani (Roger HANIN), Jeanne Boissard (Béatrice BRETTY) et François Lombard (Lucien RAIMBOURG).
Si quatre d’entre eux sont des résistants, François lui, a juste garé sa charrette après le passage d’un autre résistant pourchassé. Il a payé pour celui-ci.
Mais le film de Jean Valère est autre chose qu’un film sur la résistance.

Avec ce film, Jean VALÈRE se lance enfin dans la réalisation, après plusieurs expériences en tant qu’assistant-réalisateur, avec notamment Robert Hossein. Il se paye le savoir-faire d’Henri DECAË pour la photo et nous propose un film magistral à plus d’un point.
Ayant participé à la Résistance dans le Vercors, il propose une vision du conflit fort différente des autres films. Rien de spectaculaire ni de glorieux, seulement des hommes et des femmes qui assument plus (Antoine) ou moins (François) leur sort et surtout leurs actions.

Le rythme est lent et pourtant, la majeure partie du film s’étend sur seulement une heure : de 6 heures (du matin), heure où les cinq personnes apprennent leur sentence, et 7 heures, horaire de son exécution.
Si François est étranger au réseau dont font partie les autres, il n’en demeure pas moins connu d’eux, et ne cache pas ses sympathies pour leur(s) action(s). Mais malgré cela, il est tout de même l’un des condamnés.
Après un premier quart d’heure (environ) où l’attentat se met en place et se produit et où les différents personnages sont emmenés dans une cave, Valère arrête le temps, ou plutôt le maîtrise.
A partir du moment où Antoine traduit la sentence du commandant allemand (Hans VERNER), il ne reste qu’une heure à vire et nous allons la vivre avec eux, sans distorsion du continuum temporel.
En effet, à cet instant, Valère se donne comme contrainte la règle des trois unités du théâtre classique :
- unité de temps : une heure ;
- unité de lieu : la cave et la plage attenante ;
- unité d’action : nous vivons tous les moments de cette ultime heure.

C’est absolument magnifique de narration et aussi de jeu d’acteurs. Non, Roger Hanin n’a pas toujours été Navarro (1989) ou quelque autre personnage à la truculence pied-noir. Ici, il est un chef de réseau, conscient de ses responsabilités et les assumant jusqu’au bout, acceptant aussi l’injustice faite à François.
Robert Hossein interprète l’étranger de cette équipe : cela ne fait qu’une semaine qu’il est là, engagé dans la Résistance pour donner un sens à sa vie. Mais il n’est qu’humain et refuse cet ultimatum, ayant comme tout un chacun la peur de mourir.
Quant à Marina Vlady, elle est la femme, amoureuse (d’Antoine) mais déterminée, malheureuse de mourir bien sûr, mais ce sera avec l’homme qu’elle aime.
Béatrice Bretty et Lucien Raimbourg, eux, sont d’une certaine manière les victimes collatérales de ce conflit, complice plus ou moins volontairement, mais acceptant eux aussi leur sort inéluctable.

En plus de la règle des 3 unités, Valère construit son intrigue en distillant des micro-événements, alternant l’espoir et le désespoir jusqu’au bout, ses personnages conservant (presque) l’espérance illusoire de s’en sortir.
C’est une série continue d’alternance entre une étincelle d’optimisme éteinte par la réalité abrupte (pessimiste), ne donnant jamais la possibilité d’embraser leurs espoirs.
Il n’y aura aucune chance, malgré les Alliés qui s’approchent, ou les camarades qui essaient de les délivrer.

C’est aussi un film où la bande-son est très importante. En effet, les silences sont aussi éloquents que les paroles échangées : paroles de regret, d’espoir, de résignation ; et le silence lourd du destin funeste qui les attend.
De plus, aucun compositeur n’a écrit une partition pour ce film : c’est le Requiem de Mozart qui accompagne ces personnes à la mort, ainsi que l’avait voulu le grand Wolfgang Amadeus.

En moins de 80 minutes tout est dit, tout est consommé : personne n’est épargné.
image de La Sentence

 Lu 96 fois Avis de : Djayesse   tous les avis    Votre avis   Répondre      



Duel  

Le premier film de Steven SPIELBERG est entré dans l'histoire et ce n'est pas un hasard. Avec des ingrédients basiques: un camion, une voiture, une route, Spielberg réussit à nous tenir en haleine et même à flirter avec le fantastique et la métaphysique rien que par son talent à manier l'outil cinématographique. Et bien qu'en apparence extrêmement simple, "Duel" s'avère être d'une extrême richesse.

Il y a d'abord le scénario de Richard Matheson, auteur de "Je suis une légende" et "L'homme qui rétrécit". Des récits où l'horreur surgit du quotidien et menace d'anéantissement un individu isolé dont les efforts pour rester humain s'avèrent dérisoirement vains. C'est exactement le sort qui attend David Mann (man signifiant homme). Alors qu'il est sur la route, il croise un camion ou plutôt un monstre carnassier (ce sont les "Les Dents de la mer" (1975)" avant l'heure ou plutôt les dents de la route) qui le prend en chasse dans un duel à mort au cœur d'un environnement hostile. Pas seulement parce que la course-poursuite se déroule dans le désert mais parce que David ne trouve aucun secours auprès des rares humains qu'il croise.

L'atmosphère du film est en effet très proche des films de SF des années cinquante, transposée à la télévision dans la décennie suivante (n'oublions pas que "Duel" était à l'origine un téléfilm). Des films marqués par la crainte du "péril rouge" lié à la guerre froide. Je pense en particulier au film de Don SIEGEL, "L'Invasion des profanateurs de sépultures" (1956) notamment quand David (Dennis WEAVER) tente d'arrêter des automobilistes mais que ceux-ci fuient, effrayés. Les êtres que croise David paraissent d'autant plus lâches, indifférents ou hostiles que la vision de ce dernier est déformée par sa paranoïa. Une double paranoïa d'ailleurs car l'expérience d'isolement de David au sein d'une société hostile est aussi celle du peuple juif en tant que minorité persécutée. Comme le conducteur du camion reste invisible, il n'est personne c'est à dire tout le monde. A moins qu'il ne soit un mutant, la machine ayant absorbé l'homme dont les seules parties du corps discernables sont un bras et deux jambes. L'incapacité de David à l'identifier est un élément majeur du basculement du film dans la "La Quatrième dimension" (1959) une série que Richard Matheson a contribué à scénariser.

Une autre référence fondamentale du film est le thriller hitchcockien. "La Mort aux trousses" (1959) évidemment avec son quidam sans histoires embarqué malgré lui dans une machination qui le dépasse. Lui aussi doit se mesurer dans un duel à mort dans un lieu désertique avec un avion dont le pilote est tout aussi invisible que le conducteur du camion du film de Steven SPIELBERG. La scène où le camion attaque la cabine téléphonique où s'est réfugié David fait quant à elle penser au film "Les Oiseaux" (1962). Enfin celle où le camion attaque sa voiture pour la pousser sur les rails au passage d'un train rappelle les coups de couteau répétés de la scène de douche de "Psychose" (1960) alors que la musique prend des accents herrmannien.

Car ce que raconte "Duel" relève de la pulsion (très) primaire du combat de coqs, la route étant une arène particulièrement propice au déchaînement de testostérone. Il n'est pas exact de dire que le camion attaque David sans raison. Il l'attaque parce qu'il l'a doublé. Cet acte est perçu par le camion comme une offense à sa virilité, l'équivalent du gant jeté même si de la part de David c'est totalement involontaire. Il marque le début du duel qui ne peut se terminer que par la mort de l'un des protagonistes dans un cadre qui rappelle le western. Le déséquilibre des forces en présence est une allusion au combat de David et de Goliath. Le camion-Goliath n'a d'autre but que de soumettre David c'est à dire de le forcer à accélérer quand il est devant et de le ralentir quand il est derrière. Il l'humilie encore davantage dans la scène où il pousse le bus scolaire alors que David a échoué (manière de souligner sa puissance face à l'impuissance présumée de David, lequel est caractérisé comme un homme faible qui ne parvient pas à incarner sa fonction sociale de chef de famille). L'assimilation de David au monde féminin est frappante dans le plan où celui-ci se retrouve enfermé dans le cercle d'un couvercle de machine à laver avec le symbole de masculinité du camion en arrière-plan. Quant à l'assaut répété du camion sur la voiture au bord des rails, il ressemble de façon troublante à un viol (la dévoration étant un substitut de cet acte). La victoire biblique finale de David par la ruse et à l'arraché n'en est que plus forte.
image de Duel

 Lu 203 fois Avis de : rosalie210   tous les avis    Votre avis   Répondre      



Eve  

Un drame peignant une cruelle réalité, celle d’une comédienne qui sacrifie sa fin de carrière pour une jeune arriviste.
Un rôle en or pour Bette Davis, une comédienne de la vielle gloire face à sa rivale, la splendide Ann Baxer, et au milieu un critique sinistre et maître chanteur abusant de la faiblesse de la jeune comédienne arriviste, une menteuse notoire. Pour arriver à ses fins ment sur son passé, et détruire sa rivale…

Joseph L Mankiewicz réalisait un film coup de poing signant un remarquable scénario qui devait échoir à Claudette Colbert, 46 ans à l’époque, mais l’actrice se blessa pendant un tournage. Mankiewicz se tournait vers deux autres actrices pour jouer les rôles principaux, Susan Hayward et Ingrid Bergman. Mais Mankiewicz les trouvait trop jeunes, Ingrid Bergman en 1949 avait 34 ans, en plus, elle quittait les USA pour vivre en Italie avec le réalisateur Roberto Rosselini, tendit que Susan Hayward avait 31 ans. En plus Mankiewics ne voulait pas d’actrice qui avait quelques infinités entre elles, les deux actrices étaient liées par une très grande amitié. Mankiewicz se tourna vers Bette Davis, laquelle à cette époque était à son apogée. L’actrice accepta le rôle remanié pour elle.

Pour jouer sa jeune rivale, Ann Baxter fut choisi.

Pour moi pas le meilleur film sur la fin d’une carrière d’une actrice, Boulevard du Crépuscule, drame réalisé par Billie Wilder est nettement meilleur, mais il reste une remarquable interprétation de Bette Davis, et d’un travail collégial.

NB: C'est le premier film où Marilyn joue. Elle à un petit rôle.
image de Eve

 Lu 161 fois Avis de : jamesbond   tous les avis    Votre avis   Répondre      



La Fureur de vaincre  

Le meilleur film de Bruce Lee, le plus emblématique en tout cas. C'est LO Wei qui dirige le film (il joue également un rôle, celui de l'inspecteur de police) avec beaucoup plus de moyens que pour le film précédent "Big Boss (1971)" et une technique (découpage, ralentis) qui met en valeur la précision des chorégraphies de Bruce LEE. Ce dernier concentre en lui une énergie phénoménale qui lorsqu'elle explose dévaste tout sur son passage. Si la "La Fureur de vaincre" est culte c'est d'abord en tant que symbole de résistance à l'oppression (avec une forte connotation nationaliste). Le film se déroule à l'époque de l'occupation japonaise de la concession internationale de Shanghai durant la seconde guerre mondiale. Bruce LEE revêt la défroque de Chen Zhen, un personnage ayant réellement existé, disciple d'un célèbre maître de kung fu, Huo Yuanjia (1869-1910) mort empoisonné à l'issue d'une ultime victoire contre l'école japonaise. Les actes d'insoumission de Chen Zhen pour venger son maître restaurent la fierté humiliée de tout un peuple. Chen Zhen est un bloc de rage tout entier tourné vers la vengeance même s'il s'offre une pause romantique et quelques passages comiques où il revêt divers déguisements (ridicules) pour mieux espionner ou neutraliser ses adversaires. Il y a le passage culte où il affronte et vainc un dojo tout entier au cri de "non, les chinois ne sont pas les malades de l'Asie orientale" avant de faire manger des morceaux de l'insulte calligraphiée à deux de leurs auteurs . Il y a la scène où il détruit une pancarte interdisant aux chinois et aux chiens de se promener dans un parc (une telle pancarte n'a jamais existé mais il y a une assimilation un peu forcée entre le sort des chinois et celui des juifs pendant la guerre). Et puis il y a le célébrissime arrêt sur image qui clôt le film, ce cri de fureur et cet élan héroïque qui refuse de retomber devant le peloton d'exécution. Car c'est l'autre raison qui explique le statut iconique du film. Le mythe Bruce Lee, l'intensité et la brièveté de son parcours ainsi que sa mort tragique et prématurée est contenu tout entier dans ce plan.
image de La Fureur de vaincre

 Lu 204 fois Avis de : rosalie210   tous les avis    Votre avis   Répondre      



Le Talion  

Phroso (Lon CHANEY) est un prestidigitateur de talent se produisant sur diverses scènes de music-hall, accompagné de sa femme Anna (Jacqueline Gadsdon).
Mais celle-ci veut le quitter pour le beau et élégant Crane (Lionel BARRYMORE).
Une échauffourée s’ensuit entre les deux hommes et Phroso est précipité par une rambarde et se brise la colonne vertébrale. Le voilà hémiplégique.
Quand sa femme refait surface, il la trouve morte, un bébé auprès d’elle.
Phroso décide alors de se venger de Crane et de sa fille.

Lon Chaney dans tout son art, Tod BROWNING dans son élément.
Nous retrouvons donc Lon Chaney dans un rôle de mutilé, le crâne rasé et un regard haineux qui rappelle celui de Blizzard dans The Penalty (1920). On peut alors le voir se déplacer comme n’importe quel hémiplégique, traînant ses jambes mortes (1) ou descendant de l’étage par une corde à nœuds. [NB : il ne la remonte jamais]C’est encore une fois un personnage très maléfique.
Pourtant le film commençait bien : Phroso (2) est marié à la belle Anna, ce qui est un changement par rapport aux autres films où il espère toujours l’affection des jolies femmes : Nanon (Joan CRAWFORD) dans L Inconnu (1927), Gertrude Hadley (Virginia VALLI) dans The Shock (1923), ou encore Lilith (Leatrice Joy) dans The Ace of Hearts (1921) (etc.).
Mais cela ne dure pas puisqu’en même pas cinq minutes de film, elle est partie revenue et morte, laissant donc une fille, que Phroso reconnaît comme celle de Crane.
Bref, on retrouve lez thème de la vengeance dans toute sa dimension cinématographique.

Mais si la vengeance peut se justifier entre Phroso et Crane, la fille n’est en aucun cas coupable de quoi que ce soit. Et surtout, il n’est pas question de laisser impuni un tel stratagème criminel au cinéma. Alors encore une fois, le personnage de Lon Chaney va devoir payer pour son (ses ?) crime (s).
Mais si le personnage paie pour avoir dégradé la jeune femme (3), il n’en trouvera pas moins la Rédemption inévitable – ou presque – du cinéma américain.
En effet, la vengeance se retourne contre son instigateur, l’amenant au sacrifice tout aussi inévitable lui aussi.

Il s’agit du pénultième film entre Chaney et Browning, et encore une fois, Chaney nous montre toute l’étendue de son talent. On le voit sourire, en colère, suppliant, apeuré… Pratiquement toutes les émotions sont illustrées dans ce film. Et en plus, on peut le voir avec un visage normal d’homme prévenant, fragile et émouvant comme il savait l’être.
C’est un régal pour ses fans dont je fais partie.
Quant à Browning, outre quelques éléments de sa future œuvre déjà mentionnée (4), on retrouve le monde du spectacle qui a souvent baigné les intrigues de ses films : La Morsure (1926), L’Inconnu et bien sûr Freaks…
Phroso est un saltimbanque, dont le déguisement rappelle d’une certaine façon un autre personnage de Chaney : Paul Beaumont dans He who gets slapped (1923).

Bref, nous sommes en territoire connu et savoureux. Il ne manquait plus qu’un autre géant du cinéma pour lui donner la réplique - même au cinéma muet, les gens (se) parlent – et c’est le cas avec Lionel Barrymore. Il y a une alchimie qui fonctionne très bien entre ces deux géants aux rôles pas si éloignés que ça : Crane n’est pas un enfant de chœur et sa confrontation (finale) avec Phroso tourne à son avantage d’une manière tout de même assez ignoble.
C’est hélas le seul film où ces deux géants se partagent la vedette. Mais le personnage de Paul Lavond (Les Poupées du Diable (1936)) interprété par Barrymore n’est pas sans rappeler celui d’Echo (The Unholy three (1924)) joué par Chaney.

Bref, on a du grandiose, dans l’intrigue comme dans l’interprétation, même si on peut douter de l’authenticité des Africains dépeints, pour preuve la présence d’un autre monstre du cinéma : Dick Sutherland (5).

A (re)voir de toute urgence.


PS : Encore une fois, le titre original a été traduit. Le Talion. Certes, il s’agit d’une histoire de vengeance, mais tout de même, A l’Ouest de Zanzibar, ça a plus de cachet : pas besoin d’inclure quelque référence (plus ou moins) biblique vengeresse, Chaney & Browning suffisent à annoncer la couleur. De plus, Zanzibar et son passé commercial apportent la touche exotique et sordide nécessaire.

(1) « Dead Legs » est le surnom qu’il porte loin là-bas, à l’Ouest de Zanzibar.
(2) Wallace FORD portera le même nom dans le chef-d’œuvre du même Browning Freaks/La Monstrueuse parade (1932), quatre ans plus tard. Bien sûr, ce n’est pas une coïncidence.
(3) Il l’envoie dans un bouge de Zanzibar, dont la tenancière n’est autre que Rose DIONE, qui sera Madame Tetrallini dans le même Freaks.
(4) Involontairement bien sûr, c’est le spectateur qui fait le lien bien après.
(5) Ceci n’est pas évident : pour ma part je ne l’ai pas remarqué. Il faudra que je revoie.


image de Le Talion

 Lu 203 fois Avis de : Djayesse   tous les avis    Votre avis   Répondre      





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