Borsalino and Co
 
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Borsalino and Co

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13/06/2009      tweet
Avis Cinéma
pak

[Guru Expert]

Suivi par 824 membres
30 amis 458 avis 

 


a vu à la télé le 13/04/2009 Avis :

Ce film est comme son titre l'indique la suite directe de Borsalino, succès en salles en 1970, déjà réalisé par Jaques Deray, et qui réunissait Alain DELON et Jean-Paul BELMONDO, un événement pour l'époque. Le scénario est assez basique puisque c'est l'histoire d'une vendetta, celle d'un gangster qui cherche à venger la mort de son ami, campé par un Alain DELON très froid qui démarre ainsi une série de rôles de justiciers solitaires qui assureront son succès jusqu'à la fin des années 80. Mais l'intérêt est ailleurs. D'abord dans la reconstitution du Marseille des années 30 et de sa pègre, très soignée, mais aussi dans son contexte historique. Les années 30, c'est la montée du fascisme en Europe, notamment en Italie et en Allemagne, et Franco est sur le point de mettre le feu en Espagne. Ce qui est intéressant, c'est la tentative de rendre le personnage de Delon plus sympathique, alors que c'est un gangster, en le confrontant à un gang italien, à la solde des fascistes, qui par la pègre, préparent le terrain à l'arrivée de ce mouvement extrémiste en France. De plus, ils baignent dans le trafic de drogue auquel ne touche pas le héros. On sent de plus dans la mise en scène l'influence des polars violents américains, L'inspecteur Harry en tête, qui secouent alors les salles avec leur violence réaliste : Deray s'inscrit donc dans la mouvance, et Siffredi, le personnage de Delon (pas Rocco même s'il a aussi un gros calibre... oh, oh, oh... ) dégaine et mitraille à tout va. Mais ce serait faire un mauvais procès à un bon film policier à la française, tel qu'on peine à en produire de nos jours, avec de bons dialogues. On peut juste regretter la maladresse de la fin, où l'on voit un méchant fasciste jeté vivant dans un four... Le générique final indique « à suivre... », un troisième épisode aurait-il été envisagé ?
 
05/12/2018      tweet

Sinefil44

[Cinéfan]

Suivi par 53 membres
578 avis 



a vu à la télé le 05/12/2018 Avis :

Contrairement au film initial où les deux compères y apparaissaient quelque peu insouciants, Borsalino and Co est imprégné d'un esprit de vengeance implacable baignant dans une atmosphère fasciste, représentative de cette époque troublée à la fin des années trente. Le film est d'ailleurs bercé par instant par une musique très "thirties"

Il y a comme une incohérence dans le scénario, entre le moment où Roch Siffredi disparait pendant trois ans, après son évasion de l'asile, et la période où il revient à Marseille avec un gang et des moyens, pour louer ou acheter (rien ne le précise) une belle demeure richement meublée : comment a-t-il pu se doter de tels moyens financiers ? Aucune explication n'est fournie. D'une manière générale, le script est moins enthousiasmant et moins rythmé, le film perd en intensité et manque de vivacité. Un peu comme dans le premier volet, le dernier tiers reprend de la vigueur mais un peu tardivement. La séquence de soûlerie avec Reinhard Kolldehoff et André Falcon redonne un tant soin peu un vernis comico-dramatique qui avait fait le bonheur des spectateurs grâce au jeu malicieux de Belmondo et que l'on ne retrouve quasiment pas dans cette version. La fin est simultanément innovante et cruelle.

A noter : la présence de Jacques Debary dans le rôle du préfet, un acteur que les cinéphiles de l'époque n'ont pas oublié pour sa prestation dans la peau du commissaire Cabrol dans "Les cinq dernières minutes" (1975-1992). J'y ajouterai la bonne interprétation de Daniel Ivernel incarnant le commissaire Fanti, limogé puis réintégré, un bon acteur dans un rôle cocasse. Il fut aussi comédien de théâtre que l'on a vu dans de nombreuses réalisations.

Jacques Deray est surtout connu pour ses films policiers réalisés avec Delon d'un part, et Belmondo d'autre part, dans un style efficace. Bizarrement, il semblerait que Delon aurait envisagé une suite (vue la mention finale du film "à suivre") qui n'a jamais vu le jour…
 
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