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post09/01/2019      partager tweet
Avis Cinéma
solaje

[GuruCiné]

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note a vu le film au cinéma le 09/01/2019 Avis : note

Le film a été présenté en avant premières au Festival du film francophone d’Angoulême 2018. C’est l’adaptation de la pièce de théâtre éponyme lauréate de 5 « Molière » et qui traite de la création du succès d’Edmond Rostand « Cyrano de Bergerac ».
Nous sommes plongé dans le Paris de la Belle époque vers la fin du XIXème siècle, Clément Ader a fait voler l’Eole, le premier avion, une locomotive a malencontreusement chuté sur le boulevard Montparnasse, les frères Lumière viennent d’inventer le cinématographe et l’on projette le film de la sortie des usines Lumière. Un jeune auteur âgé d’à peine 30 ans et qui produit des pièces de théâtre dramatique en vers a peine à se faire reconnaitre. Il faut dire qu’à cette époque les comédies de Feydeau et Courteline ont beaucoup plus de succès et le jeune Edmond n’a plus d’inspiration. Fort heureusement la grande comédienne Sarah Bernhardt va le présenter à Constant Coquelin au Théâtre de la porte Saint Martin. Le jeune auteur promet de faire une comédie dont il n’a ni le texte, ni même le titre et c’est le propriétaire d’origine africaine d’un café, Honoré qui va lui donner les premiers éléments en répondant avec verve à un raciste qui lui fait une remarque désobligeante. Edmond est ami avec un acteur Léo, un bellâtre qui est toujours à l’affût de conquêtes féminines et en ce moment il veut séduire Jeanne, mais cette dernière aime les bons mots que Léo est incapable de manier avec finesse et caché dans un coin Edmond va tenter de dicter les verbes qui vont lui permettre de séduire la belle ...
L’histoire est assez amusante et notre jeune auteur va trouver une muse en la personne de la belle Jeanne, cette aventure platonique qu’il vit en écrivant des lettres enflammées à la belle comme si l’auteur de ces lettres était en fait Léo lui inspire l’aventure de Cyrano de Bergerac amoureux de la belle Roxane qui comme Jeanne aime les bons mots et les discours subtils voire langoureux que l’amant officiel ne peut donner faute d’user de la langue avec finesse et élégance, voire d’éloquence. Bien sûr va s’en suivre une course avec la montre pour que la pièce soit présentée dans les plus brefs délais avec un tas d’aléas qui vont venir perturber le bon déroulement des répétitions. Il y a de bons effets comiques et on va saluer les prestations de Thomas Solivérès et d’Olivier Gourmet. Un film qui nous trace les prémices de ce qui sera le plus grand succès théâtral du XXème siècle et qui reste toujours à l’affiche et aussi un grand succès cinématographique, on citera celle de 1960 avec Daniel Sorano dans le rôle titre et celle de 1990 avec Gérard Depardieu. En tout cas le scénario est bien ordonnancé et les décors du Paris de l’époque très crédible malgré le fait que le film ait été tourné à Prague. Un bon film à ne pas rater incontestablement.

vu au Gaumont wilson Toulouse
 
post16/01/2019      partager tweet

carre 63

[Cinévore]

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note a vu le film au cinéma le 16/01/2019 Avis : note

Il serait réducteur de croire qu'"Edmond" est un bel hommage à Cyrano de Bergerac et par extension au théâtre. Car si l'adaptation d'Alexis MICHALIK en est évidemment un, c'est aussi et avant tout un formidable film de cinéma ou le plaisir des mots, du jeu et de la mise en scène se télescopent avec une jubilation qui fait plaisir à voir. Thomas SOLIVERES est un Edmond très crédible et dans une distribution excellente Olivier GOURMET est un excellent Cyrano. Un très bon moment de cinéma.
 
post18/01/2019      partager tweet
Avis Cinéma
Djayesse

[Cinéphil]

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note note a vu le film au cinéma le 16/01/2019 Avis : note

Le théâtre, c’est la vie.
Mais le théâtre, c’est aussi l’illusion. Et de ce point de vue, le film d’Alexis MICHALIK en est une très belle.
Dès l’ouverture, on plante le décor : nous sommes à Paris en 1897, et Edmond Rostand (Thomas SOLIVÉRÈS) sort d’un échec avec sa dernière pièce – La Princesse lointaine – et ce malgré la présence de l’immense Sarah BERNHARDT (Clémentine CÉLARIÉ).
Va suivre l’élaboration puis la création de l’une des pièces du répertoire français les plus jouées, (1).

Tout comme l’œuvre de Rostand, ce film ne fut pas si facile que ça à créer.
En effet, Alexis Michalik a tout d’abord en a fait une pièce de théâtre, n’ayant pas la possibilité d’en faire un film. Heureusement, cette pièce en fut un succès, sinon, on ne pourrait pas voir ce très beau film.
Nous assistons alors à l’histoire improbable de cette œuvre, sur une période courte, la pièce s’allonger selon les rebondissements d’une intrigue qui ne cesse d’évoluer en fonction de l’inspiration de Rostand ou des caprices des acteurs, et surtout de la comédienne principale : Maria Legault (Mathilde SEIGNER).

Mais surtout, c’est le parallèle entre l’œuvre de Rostand et celle de Cyrano auprès de Christian qui nourrit le film. En effet, à l’instar de son personnage, Edmond écrit à la femme que son ami Léo (Tom LEEB, le fils de) aime, n’étant pas très habile dans le maniement de la langue.
Parce que la langue est l’enjeu de cette pièce. En effet, Rostand a réussi, avec cette œuvre, à remettre au goût du jour les alexandrins, donnant à sa pièce en plus du panache inhérent à son personnage principal. Ces alexandrins qui alourdissaient ses œuvres antérieures font tout le sel de cette création : On en arrive alors, à chaque intervention / à retrouver ce rythme à chaque élocution… (2)

Mais le succès du film est aussi dû à ses interprètes. Caque actrice, chaque acteur nous livre une performance généreuse et absolument dans le ton. D’Olivier GOURMET (le truculent Jean COQUELIN) à Dominique PINON (Lucien, le régisseur), en passant par Lucie BOUJENAH (Jeanne, la muse d’Edmond), ce sont des professionnels qui s’inscrivent magnifiquement dans la période, nous montrant qu’on peut faire une œuvre spectaculaire sans utiliser obligatoirement des effets spéciaux numériques.
De plus, le film alterne comédie et émotion, amenant là aussi un très bel équilibre qui finit de combler le spectateur.
De plus, la reconstitution est émaillée de personnages célèbres dans de courtes apparitions : c’est Méliès (Arnaud Dupont), ou encore Tchékhov (Micha LESCOT) qui croisent Rostand, sans oublier la paire du vaudeville Feydeau (Alexis Michalik) et Courteline (Benjamin BELLECOUR).

Et puis il y a la scène finale de la pièce, quand Cyrano/Coquelin se révèle à Roxane/Jeanne. C’est à mon avis l’une des plus belles scènes du film. L’engouement suscité lors de la première nous ramène alors à l’illusion énoncée en préambule : subrepticement, nous sortons du théâtre pour nous retrouver dans la vraie vie. Cyrano et Roxanne sont dans le cloître d’un couvent, cette dernière a les cheveux coupés comme chaque pensionnaire, la vanité n’étant plus de mise. Cette sortie du cadre théâtral accentue encore plus la dimension naturelle de cette œuvre pourtant écrite en alexandrins, écriture artificielle s’il en est.

Cette montée en puissance jusqu’au lever de rideau s’accompagne des accents mélodiques d’une œuvre tout aussi célèbre et célébrée : le Boléro de Ravel. Même si cette musique n’a été écrite que trente ans après la pièce, la montée en puissance – due à l’introduction progressive des instruments de l’orchestre – accompagne magnifiquement (encore une fois : tout est magnifique ici !) cette même montée en puissance de cette création ambitieuse et qui était vouée à l’échec. Il n’en fut rien, tant mieux.

Un (tout) petit bémol toutefois : dans la séquence d’ouverture, le spectateur se retrouve tout à coup submergé d’informations – visuelles, la présentation par un narrateur n’étant pas concernée – mais cet état ne dure pas et le film prend dès le début son rythme (le rythme, toujours le rythme !), la tension montant progressivement jusqu’à la fin de la première de la pièce et ses rappels innombrables.

C’est une pièce !... c’est un film !... c’est une épopée ! Que dis-je, c’est une épopée ? c’est un véritable chef-d’œuvre !


PS : ne partez pas avant la fin du générique final, vous aurez alors l’occasion d’y entendre quelques vers de la pièce, déclamés par des interprètes prestigieux, ainsi que quelques photos des véritables protagonistes de l’aventure. On remarque alors, une fois la dernière image montrée représentant Edmond Rostand, que ce dernier est mort assez jeune (50 ans), et surtout en 1918… Un centenaire qui fut plutôt oublié, l’année passée…

(1) En France comme ailleurs !
(2) Vous pouvez recompter, il y a bien deux fois douze pieds…
 
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