La Fête à Henriette
 
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La Fête à Henriette

La Fête à Henriette

 

Réalisé par
en 1952

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04/12/2018      tweet
Avis Cinéma
rosalie210

[Cinéphil]

Suivi par 558 membres
4 amis 995 avis 

  


a vu le film au cinéma le 04/12/2018 Avis :

"La fête à Henriette" est un exercice de style ludique et original pour l'époque puisqu'il s'agit de montrer le film de la création d'un film. Cette mise en abyme permet de jouer sur deux niveaux: celui des créateurs (les deux scénaristes) et celui de leur créature (le film en train de se faire avec des ratures, diverses pistes scénaristiques, divers styles etc.) "La fête à Henriette" est surtout un bel hommage au cinéma. Beaucoup de critiques pensent que les deux scénaristes au tempérament opposé représentent Julien DUVIVIER et son scénariste Henri JEANSON avec lequel il était souvent en conflit. Mais ils pourraient tout aussi bien représenter deux facettes du même homme (le réalisateur ou le scénariste), l'une légère, joyeuse et réaliste, l'autre plus portée sur le rocambolesque et le drame. Leur confrontation permet au work in progress de passer facilement d'un genre à un autre. Tantôt on navigue au beau milieu d'un film de René CLAIR (le bal du 14 juillet), tantôt on est chez Marcel CARNÉ et Jacques PRÉVERT (avec le personnage du voyant aveugle), tantôt on se retrouve chez Jean RENOIR (avec deux acteurs de "La Règle du jeu" (1939), Paulette DUBOST et Julien CARETTE), tantôt on bascule dans le film noir avec une foultitude de cadres penchés qui ne sont pas sans rappeler les films de Orson WELLES et une ambiance de thriller très hitchcockienne. Julien DUVIVIER s'amuse à faire lire à son double les faits divers d'un journal en quête d'une idée de scénario. Peu clairvoyant, il repousse tour à tour le pitch du "Voleur de bicyclette" (1948) et du "Petit monde de Don Camillo (1952).

Reste que ce genre d'exercice trouve ses limites dans le fait que le procédé s'il est amusant au début finit par tourner à la mécanique répétitive un peu vaine. Car l'histoire racontée est au final d'une grande vacuité. Les remakes volontaires ou non du film tels que "Deux têtes folles" (1963) ou "Melinda et Melinda" (2005) souffrent d'ailleurs du même défaut. Enfin pour l'anecdote, l'un des personnages principaux, Robert est joué par Michel ROUX alors tout jeune mais dont la célèbre voix (celle de Tony CURTIS notamment en VF dans la série "Amicalement vôtre (1971)") est parfaitement reconnaissable.
 
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