La Furieuse chevauchée
 
Films Cinéma et TV sur notreCinema
9

L'encyclopédie du cinéma

Mon cinéma
2
Agenda des sorties au cinémaActualités des films et acteurs
1
Vidéos et Bande annonces de filmsFilms classiquesBio et Filmo des starsHome cinéma : blu-ray et DVDWallpapersSéries et TvJaquettesVotre espace membre
3
Vod et streamingConcours et jeux
1
Créer mon compte / Me connecter   
search
La Furieuse chevauchée

La Furieuse chevauchéenote

 

Réalisé par
en 1955

Donnez votre note
Film, images, jaquettes Avis & critiques Acheter tweet

  • <<
  • 1
  • >>

04/10/2011      partager tweet

Gerlan

[Cinéfan]

Suivi par 75 membres
1 amis 121 avis 



suivre
note a vu le film le 00/00/2008 Avis : note
Le réalisateur, Lesley Selander (1900-1979), est l’un des plus prolifiques qui soit. Des centaines de films et surtout de westerns puisqu’il en met en scène 105 entre 1925 et 1968 (plus 13 films TV et 2 comme assistant). La plupart de ces films sont de courte durée ne dépassant pas une heure et l’exemple parfait de ces petits films qui alimentaient les premières parties de programmes. Au moins 75 % de ces 120 westerns n’ont jamais été diffusés en dehors des Etats-Unis. Très peu de titres connus dont celui commenté ici " La furieuse chevauchée " et quelques autres " L’heure de la vengeance " 1952, " Les tuniques rouges " 1953, " Le défi des flèches " 1954... Etc.

Les premières images de ce western voient se dérouler le générique, sur une musique aux accents dynamiques, alors qu’un cavalier avance dans une large plaine qui devient tout à coup un paysage plus escarpé entouré de collines et d‘arbres pour devenir plus rocailleux avec de gros rochers parmi lesquels chevauche un cow-boy. La fin du générique annonce « Directed by LESLEY SELANDER » à l’instant même où le cavalier s’avance, sur un léger zoom avant, pour que l’on puisse reconnaitre, en plan américain la haute stature de Randolph SCOTT. Un large panoramique droite gauche, de 90°, montre un paysage vallonné et touffu. De lointains coups de feu retentissent, la caméra retourne alors sur Scott qui se redresse sur ses étriers comme pour mieux voir d’où viennent ces tirs. Un nouveau large panoramique, droite gauche, dévoile alors la course poursuite de trois cavaliers qui en pourchassent un autre. De nombreux tirs dont un fait mouche sur le cheval du poursuivit qui chute, entrainant son cavalier qui se relève et cours se mettre à l’abri. Notre héros dévale alors la colline pour venir à l’aide de l’homme en difficulté. Le western est lancé et l’action commence.

La suite va très difficilement permettre de comprendre où veut en venir le réalisateur. C’est simplement quelques très petites bribes de l’histoire et l’occasion de situer les protagonistes, les lieux avec le passage obligé au saloon pour sentir les tensions. De fait durant la première demie heure il ne se passe pas grand-chose si ce n’est l’évocation d’un conflit qui remonte à des années et qui expliquerait le retour de Larry Madden (Randolph SCOTT). Mais c’est un jeu de devinettes auquel se livre la mise en scène plutôt que de fournir des éléments substantiels à la compréhension de l’histoire. Le passé, que l’on ne connait pas et que l’on a même quelques difficultés à entrevoir, serait la cause de ce qui suit. Heureusement que passé cette longue période de mise en place l’action se décante et l’on assiste alors au déroulement d’un scénario moyen dont la mise en place est tout de même agréable à suivre.

Les acteurs, a commencer par Randolph SCOTT, sont relativement bons. Scott jouant du Scott avec beaucoup de métier. Dorothy MALONE se fait piquer la vedette par Peggy Castle qui semble plus motivée que sa collègue dont le rôle principal parait plus secondaire. Les autres font leur boulot correctement… sans passion. Une bonne bagarre qui oppose le shérif Jim Feathergill (Russ Conway) et Larry Madden (Randolph SCOTT) donne pendant deux ou trois minutes un peu de piment et de tonus au film.

Conclusion : C’est une bonne petite série B sans prétention qui peut distraire un spectateur qui aime, mais vraiment, beaucoup le western.
 
04/07/2016      partager tweet
Avis Cinéma
pierri33

[AmateurDeCiné]

Suivi par 145 membres
50 avis 



suivre
note a vu le film en VOD le 28/03/2015 Avis : note


En 1892 à Little River Montana, arrive un cavalier solitaire. C’est Larry Madden (Randolph Scott) qui revient assouvir sa vengeance d’avoir été fouetté en public et chassé par le père de celle qu’il aimait. Le père, c’est le gros propriétaire du coin, Tucker Ordway (Robert Barratt) et sa fille c’est Corinna (Dorothy MALONE).
Larry chevauche encore dans la campagne environnante quand il aperçoit un homme qui risque de succomber au feu nourri de trois cavaliers. Il prend sa défense et tue un des agresseurs. Les deux autres s’enfuient. Larry apprendra que l’homme sauvé, c’est Rex Willard (Bill Ching), celui qui l’a remplacé dans le cœur de Corinna.
En ville, Larry retrouve son avocat Ames Luddington (John DEHNER) qu’il a chargé une requête pour invalider la propriété de Tucker sur le grand domaine. Mais Larry n’est pas seul à vouloir chasser Tucker. Cibo Pearlo (John Baragrey), le patron du saloon règne sur la ville avec l’aide du shérif corrompu ; il a des vues sur les terres de Tucker et c’est un de ses tueurs que Larry a tué.
Outre les personnages précités, interviendront dans l’histoire,
- la sémillante chanteuse du saloon Reva (Peggie Castle), accessoirement maîtresse de son patron et pleine de contradictions ;
- le pistolero sans scrupules Peso Kid (Paul Richards) aux ordres de Cibo Pearlo.

83 mn c’est un peu long pour classer ce film en série B, mais c’est limite. Le réalisateur stakhanoviste Lesley Selander (plus de 120 films d’action à petits budgets entre 1936 et 1968, ce qui fait, en moyenne 3,5 films par an !) n’a sans doute pas beaucoup de responsabilités dans ce qu’on peut retenir de bon et de moins bon dans ce film. Le producteur David Weisbart (qui supervisa aussi « La fureur de vivre » + deux autres films la même année) est sûrement concerné au premier chef.

Le bon d’abord :
1) la qualité des scènes d’action et leur nombre – cascades correctes et chevauchées sans transparences ou gros plans-studio rajoutées. On n’a pas le temps de se poser de questions ni donc de s’ennuyer ; ça évitera à quelques uns de remarquer les petites invraisemblances du scénario. Mais ne croyez pas quand même pas l’affiche : Scott n’est jamais debout sur son cheval dans ce film (ni dans d’autres à ma connaissance). En revanche, il y a bien une furieuse chevauchée ; c’est une course organisée par le juge pour obtenir des lopins des terres reprises à Tucker. On y voit une rivalité fouettante de chariots faisant penser à la course de chars de Ben-Hur ;
2) Randolph Scott : Le premièr héros momifié de film d’action ; il servira d’exemple à Clint EASTWOOD, Charles BRONSON, Al PACINO, Alain DELON et tant autres. On prend un cascadeur pour une scène, un figurant sur une autre, chacun avec un masque de cire représentant l’acteur, et on peut tourner plusieurs scènes sur plusieurs plateaux en même temps, ce qui est très économique. L’acteur fournit des photos pour les gros plans et le tour est joué ; il peut rester chez lui. Le public aime cette impassibilité virile.
Depuis Randolph Scott, le héros du western ou du polar est un pivot monolithique qui met en valeur son entourage (seconds rôles ou/et effets de mise en scène) ; Scott a ainsi été un bon révélateur de personnalités (Boone, Coburn, Marvin, etc).
3) le scénario de Joseph Hoffman (Chicago syndicate) plus complexe et subtil que dans nombre de westerns fauchés.
4) quelques répliques bien senties: exemple celle, justificative, de femme battue :
- Que fait une femme comme vous avec un chien comme Pearlo ?
- Quelquefois, on peut être attachée comme ça à un chien ;
5) Dorothy MALONE qui a déjà eu des rôles plus prenants mais qu’on retrouve toujours avec plaisir et la pulpeuse Peggy Castle (l’ »Oklahoma woman » de Corman) si tôt disparue (http://www.riowestern.com/castle-peggie/); son rôle est assez bien écrit même si il lui réserve une chute conventionnelle. Et puis, une chanteuse de saloon qui chevauche et qui tire, ça mérite une attention particulière.

Le moins bon :
1) La musique : pas mauvaise mais trop présente même pour l’époque ; elle souligne trop l’action ;
2) Les méchants : on sait que de la réussite du « méchant » dépend en grande partie la réussite du film. Ici, les méchants auraient gagné à être épaissis ou à défaut, à être interprétés pas des comédiens apportant leur un lourd passif dans le genre ; par exemple Van Cleef, Borgnine, Russell ou même Léo Gordon (Lee MARVIN ne peut pas être de tous les films).
3) Le scénario (dont le bon côté est noté ci-dessus) aurait mérité d’être peaufiné ; les relations entre les personnages évoluent plusieurs fois et se relativisent (les bons sont moins bons, les méchants moins méchants) et il s’en suit quelques invraisemblances qui font sourire dont la conclusion pourtant téléphonée (télégraphiée ?) ;
4) Randolph Scott, pour les mêmes raisons détaillées ci-dessus au chapitre « le bon ».

En conclusion : Pour son action rythmée, les amateurs pourront se laisser tenter par un western qu’ils oublieront vite mais qui leur aura fait passer un moment « pas désagréable ».
 
10/03/2019      partager tweet
Avis Cinéma
Sinefil44

[Cinévore]

Suivi par 53 membres
680 avis 



suivre
note a vu le film au cinéma le 10/03/2019 Avis : note
"La furieuse chevauchée" m'a laissé une singulière impression, celle d'un scénario alambiqué, voire déroutant, qui demande une bonne demi-heure de visionnement avant d'en comprendre les tenants et aboutissants. Les rebondissements successifs suffisent à maintenir l'haleine jusqu'au terme de l'histoire. Chaque personnage trouve progressivement sa place dans l'écheveau de départ et, progressivement, les fils se démêlent.

Randolph Scott donne une fois de plus une bonne interprétation, bien qu'il soit affublé une nouvelle fois, de son horrible chapeau biscornu. En revanche, Dorothy Malone (Corinna Ordway ) nous a habitué à de meilleures prestations. Son rôle est effacée par celui de Peggie Castle (Reva) qui tente de déjouer les plans de son abject mari, Cibo Pearlo, le propriétaire du saloon. La lutte avec le shérif est un peu longue à conclure mais vaut la peine d'être vue, ainsi que le duel dans la sombre cabane entre Larry Madden et le vieux Tucker Ordway devenu aveugle. Un bon western de Lesley Selander, réalisateur de nombreux westerns de série B.
 
  • <<
  • 1
  • >>





Mentions légales© 2000-2019 Liens cinéma