La Poupée de chair
 
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La Poupée de chair

La Poupée de chairnote

 

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16/05/2019      partager tweet

Roegiest

[Cinéfan]

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note a vu le DVD le 16/03/2019 Avis : note
Baby Doll est une jeune femme-enfant paumée et désœuvrée qui s’ennuie. Son mari, plus âgé qu’elle, se livre à de petites arnaques et malversations pour subsister. Intervient un troisième personnage qui va troubler la jeune fille qui n’est pas encore devenue femme.

Ces deux hommes vont s’affronter sous le regard candide et indifférent de Baby Doll.

Le film est soutenu par un trio d’acteurs qui semblent être à la limite d’en faire trop, mais au fur et à mesure de l’avancement du film, on se rend compte que c’était exactement ce qu’il fallait pour donner à leurs personnages la présence nécessaire.

Carroll Baker semble tout à fait à l’aise dans le personnage de cette jeune femme tout juste sortie de l’enfance, et qui passe ses journées dans son lit-cage en suçant son pouce... Elle est toujours vierge et a promis à son mari que leur union sera consommée le jour de ses 20 ans.

Karl Malden est à la limite du sur-jeu dans son interprétation d’un mari frustré qui vit les derniers jours qui le séparent des 20 ans de sa femme... L’élément perturbateur, le potentiel amant, est joué tout en finesse par Eli Wallach dont c’est la toute première prestation à l’écran.

Elia Kazan fait une fois encore preuve de son talent pour filmer les confrontations violentes et ambiguës. Il joue en virtuose avec le noir et blanc, sculpte les visages en gros-plan, et parsème son film de symboles sexuels pour mieux installer le trouble. Il livre ici un film original et sulfureux pour l’époque, mais qui n’a rien perdu de son pouvoir suggestif. Il filme avec une certaine crudité les décors et met un soin particulier dans ses cadrages, pour faire passer toute la force de cette histoire.

« Baby Doll » est un film puissant et dérangeant qui risque d’en dérouter plus d’un, mais il mérite que l’on s’y attarde, les films de cette qualité ne courent plus les rues de nos jours...
 
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