Malpertuis
 
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Malpertuis

Malpertuisnote

 

Réalisé par
en 1972

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18/02/2019      partager tweet

Roegiest

[Cinéfan]

Suivi par 41 membres
128 avis 



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note note a vu le film au cinéma le 00/00/1975 Avis : note
« Malpertuis ! Etrange demeure qui sue l’horreur des grands serpents qui l’habitent et l’effroi de ceux qui l’approchent... » C’est sous cet exergue que Jean Ray définissait son roman, incontournable dans le domaine de l’étrange.

Le cinéaste anversois Harry Kummel s’est attaqué à la tâche presque insurmontable de mettre en images le récit labyrinthique du romancier gantois. C’est l’histoire d’une maison maudite où vit un étrange et fabuleux vieillard qui retient enfermés dans des enveloppes humaines les derniers dieux de l’Olympe.

Harry Kummel a réuni un panel international de comédiens et comédiennes, qui sous d’étrange noms hantent Malpertuis. Il y a Orson Welles qui est Cassave, le maître des lieux... Michel Bouquet est Dideloo, le messager des Dieux... Jean-Pierre CASSEL est Lampernisse qui a dérobé le feu du ciel... Susan Hampshire qui est fascinante dans le rôle d’Alecto, la déesse qui change en pierre ceux qui la dévisagent...

On rencontre aussi Mathieu Carrière qui, à la mort de Cassave, devient le nouveau maître de Malpertuis, la maison de son enfance. Et il y a Sylvie VARTAN qui apparaît en chanteuse de cabaret où elle croise Johnny HALLYDAY, un marin qui a fait escale dans le port de Gand.

Harry Kumel a réussi un film fascinant, magique, riche d’une beauté stupéfiante. Il a cerné avec une remarquable acuité l’ambiance maléfique de Malpertuis où l'on se perd dans des couloirs sans fin et des cages d'escaliers vertigineuses qui ne mènent nulle part... Les extérieurs sont, eux aussi, particulièrement évocateurs, comme les dédales des ruelles du vieux Gand ou les ruines de l’abbaye de Villers-la-Ville pour figurer les jardins de Malpertuis.

Le film se termine cependant sur un épilogue particulièrement maladroit où le réalisateur rompt avec l’ambiance de l’histoire et « réveille » le spectateur par une scène moderne et parfaitement incongrue... Cette fausse note n’enlève cependant rien à cette adaptation magistrale d’un roman réputé impossible à filmer...

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Pour sa diffusion internationale, les distributeurs trouvant le film incompréhensible, l’ont remonté et amputé de certaines scènes dans une version plus courte qu’a reniée Harry Kummel.


 
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