Parasite
 
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Parasite

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06/06/2019      partager tweet
Avis Cinéma
rosalie210

[Cinéphil]

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note note a vu le film au cinéma le 05/06/2019 Avis : note
"Parasite" comme "Metropolis" (1926) de Fritz LANG ou "Entre le ciel et l'enfer" (1963) de Akira KUROSAWA se déroule dans une ville verticale symbolisant la hiérarchie sociale. Sur les hauteurs dans de spacieuses maisons design agrémentées d'espaces verts vivent les nantis pendant que dans les profondeurs croupissent les parias dans la promiscuité, l'humidité et la vermine. Les deux sociétés semblent séparées par une barrière étanche. Le père de la famille Park ne cesse d'ailleurs de clamer à propos de sa domesticité qu'il la tolère tant qu'elle ne dépasse pas les limites. Mais ce que la famille Park ignore, c'est qu'elle abrite des parias dans sa propre maison qui se sont infiltrés sans qu'elle s'en aperçoive.

Il est en effet beaucoup question de régurgitation et d'émanations dans "Parasite", bref tout ce qui déborde des limites que voudraient tracer des riches à la mentalité hygiéniste pour se protéger des pauvres vus comme de possibles sources d'infection: eau qui déborde des égouts et des toilettes, odeurs d'humidité qui collent à la peau et suscitent des remarques humiliantes de la part des patrons dont le fils a "flairé" la supercherie en remarquant que les employés de maison sentaient tous pareil, portes inquiétantes s'ouvrant sur les ténèbres ou sur un bunker souterrain d'où peut surgir à tout moment un ogre sanguinaire, meubles dissimulant des corps suintants qui ne devraient pas se trouver là etc. BONG Joon-ho fait d'ailleurs cohabiter avec maestria le thriller et l'humour (souvent noir) lié aux fakes (les ruses de la famille de Ki-taek pour se substituer au chauffeur et à la gouvernante de la famille Park sont hilarants) et quiproquos (ou plutôt "incidents" comme le dit la maîtresse de maison) qui émaillent le film avec un sens très précis du cadrage, du timing et de la disposition des corps dans l'espace. Ce dispositif rigoureux qui nous réserve son lot de scènes virtuoses et jouissives n'occulte pas l'essentiel, à savoir la guerre des classes qui se joue dans le film, doublée d'une concurrence féroce des prolos entre eux pour accaparer les emplois de maison. La loi de la jungle du capitalisme mondialisé dans le contexte d'un huis-clos en somme. Les personnages, qu'ils soient de la haute ou des bas-fonds ont tous leurs parts d'ombre et de lumière. Aucun n'est un monstre mais ils sont pris au piège d'un engrenage infernal qui les dépasse et qui aboutit à une explosion de violence. On pense beaucoup à "La Cérémonie" (1995) de Claude CHABROL, réalisateur dont s'est inspiré BONG Joon-ho autant pour les petites humiliations du quotidien que pour la spectaculaire résolution finale.

vu au Gaumont Alésia
 
07/06/2019      partager tweet
Avis Cinéma
solaje

[GuruCiné]

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note note a vu le film au cinéma le 07/06/2019 Avis : note
Le film a été présenté au Festival de Cannes 2019 et il a obtenu la prestigieuse Palme d’or et c’est une première pour le cinéma coréen. C’est une tragi-comédie assez prenante qui sous des airs de farce nous dresse un portrait de la société actuelle et ses inégalités.
Nous sommes en Corée du Sud à Séoul et la famille Ki-taek vivote dans un logement en sous-sol qu’ils ont presque l’air de squatter, ils sont quatre dont un garçon et une fille déjà adultes et ils sont tous chômeurs ou peu fortunés pour faire des études supérieures, mais il ont l’air d’avoir une pêche d’enfer et de se débrouiller pour avoir par exemple internet sans payer d’abonnement. Ils plient même des boites de pizza, histoire de se faire quatre sous mais le job est vraiment peu lucratif. Un jour Ki-Woo, le garçon reçoit la visite d’un ancien camarade de lycée, qui apporte même en cadeau une pierre censée porter chance à celui qui la possède, il doit s’absenter un long moment et il propose à son pote de donner à sa place des cours particuliers d’anglais chez une famille très fortuné : les Park et bien entendu il va le recommander. Pourquoi lui et pas un étudiant de sa faculté, tout simplement parce qu’il est amoureux de la fille des Park à qui sont dispensés les cours et il fait confiance à son ami ou tout bêtement sans le dire il le trouve trop banal pour qu’une fille de classe aisée tombe amoureuse de lui. Bien sûr Ki-Woo accepte le deal et va prendre son rôle au sérieux, comme il n’a pas le diplôme idoine, sa sœur habile avec l’ordinateur va lui en confectionner un et il va se rendre dans la maison huppée des Park où outre les parents vit une bonne Moon-Gwang qui semble avoir pris ses marques, la fille à qui l’on doit donner des cours d’anglais et un jeune garçon qui taquine le pinceau et les crayons de couleur et qui est pour ses parents un futur Salvador Dali, en tout cas Ki-Woo y voit une opportunité ...
Paradoxalement la famille Ki-taek se débrouille très bien et elle est adepte du système-D, sans doute mériteraient-ils très largement de trouver un job. Alors cela va être une occasion de tomber sur Yeon-Kyo, la femme de monsieur Park qui est très crédule surtout quand on valorise ses enfants. Rien de tel pour bonifier l’imagination de la famille qui va monter un plan digne de l’équipe de « Missions impossibles ». Que va–t-il se passer, il ne vaut mieux pas le savoir, mais pour rassurer tout un chacun c’est assez stupéfiant et ça vaut vraiment le coup d’œil. En parallèle c’est une description assez nette de la société actuelle, qu’elle soit coréenne ou occidentale avec un monde à plusieurs vitesses, ceux qui vivote et trouve logement dans des sous-sols ou entresols souvent peu étanches et d’autres qui vivent avec une domesticité, on retrouve les classes bien distingues du moyen-âge, même si les plus aisés n’ont pas la particule qui va avec, bref les inégalités sont invisibles à l’œil nu et c’est même quelquefois un peu sournois. Même si les acteurs ne sont pas connu en Europe, cela ne les empêche pas d’être excellent et le film mérite bien sa Palme d’Or. Il est assez curieux, prenant et déstabilisant et il vaut très largement le déplacement.

vu au Gaumont wilson Toulouse
 
10/06/2019      partager tweet

laszlo

[AmateurDeCiné]

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note note a vu le film au cinéma le 10/06/2019 Avis : note
La sortie de "Parasite" tombe à pic...En cette période "où les inégalités sociales, la précarisation des emplois, la prédation financière, la violence des rapports de classe, ont pris des proportions alarmantes" (dixit Le Monde) la Palme d'Or obtenue à Cannes par le film "Parasite" du sud-coréen Bong Joon-ho, me paraît être enfin en phase avec les débats et combats que ce monde ultra libéral sans foi ni loi nous impose... Et surtout, voilà une palme d'Or qui récompense un film d'une foisonnante inventivité, d'une maîtrise technique époustouflante et d'un humour tarantinesque capable de briser tous les cadres, de mêler tous les genres en nous entrainant dans une délirante frénésie iconoclaste... Féru de cinéma français, Bong Joon-ho se disait récemment "très honoré" si l'on retrouvait dans son cinéma l'influence de Clouzot (La Cérémonie) ou de Chabrol (Que la bête meure)... "Parasite" m'a également fait penser à Luigi Comencini (L'Argent de la vieille) et à Emir Kusturica (Underground) par son emploi d'un humour noir capable à la fois de rendre bouffon son dynamitage social sans renoncer à la profonde humanité de ses personnages. Un très grand film, et une Palme d'Or amplement méritée !
 
12/06/2019      partager tweet

sabgaga

[Cinévore]

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note a vu le film au cinéma le 09/06/2019 Avis : note
Palme d'Or du dernier Festival de Cannes, en une semaine le film a réalisé 376 842 entrées en France. Cette fois aussi, j'y suis allée sans n'avoir rien vu du film et heureusement !
"Parasite" est un film inclassable, unique en son genre et grandiose. C'est une pépite de mise en scène, de jeu d'acteurs, de scénario. C'est un mélange de genre parfaitement maîtrisé et assumé de bout en bout.
On passe par toutes les émotions, c'est drôle, cruel, émouvant, malin, violent et déstabilisant, voici ce que j'aime vivre au cinéma !
Bong Joon-ho mérite grandement sa Palme d'Or. Curieux, fan de cinéma asiatique, cinéphile... foncez le voir, vous n'en ressortirez pas indemne ça c'est sur ! Vrai coup de <3
 
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