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Lexique du cinéma (P - R)

par FREDCLOCLO

(*) L'astérisque signifie que la définition du mot est sur la même page.
Un mot en bleu est un lien hypertexte vers une autre page et donc pas vers un autre mot !

P

PANAVISION

Contrairement à une idée répandue dans le public, la Panavision n'est pas un format de pellicule* ou de projection*, mais une marque. Un film tourné en Panavision est un film tourné avec du matériel loué à la firme Panavision. Cette erreur vient du fait que la Panavision était plus ou moins associé, à l'origine, à un procédé d'écran large.

PANCHROMATIQUE

La pellicule* panchromatique est aujourd'hui la pellicule utilisée pour la prise de vues* cinématographique. Elle date des années 1925. Elle a remplacé la pellicule orthochromatique qui posait beaucoup de problèmes pour le maquillage et le rendu photographique. La sensibilité de la pellicule panchromatique est comparable à celle de l'oeil humain. Elle peut s'étendre à toutes les couleurs du spectre visible, de l'infrarouge à l'ultraviolet. D'où un rendu très fidèle des couleurs, surtout en lumière artificielle.

PANORAMIQUE

Le panoramique est un mouvement de la caméra qui pivote sur son axe de droite à gauche, de gauche à droite ou verticalement (vers le haut ou vers le bas). Il existe aussi des panoramiques circulaires à 360 degrés : on découvre à l'arrivée le même fond qu'au départ. Un panoramique peut être soit descriptif, soit d'accompagnement. Dans le premier cas, il décrit l'action. Dans le second, il suit le déplacement des personnages et s'arrête avec eux. Bien entendu, le cadrage doit être parfait et bien équilibrer la place des personnages dans l'espace. L'exécution d'un panoramique est d'autant plus lente que la focale est longue. Des combinaisons sont possibles entre un panoramique, un travelling et un zoom.

PANORAMIQUE FILE

Le panoramique filé est un panoramique* très rapide utilisé pour joindre deux portions d'espace dans un décor ou dans deux décors différents. La vitesse du mouvement empêche la perception de l'espace intermédiaire.

PARALLAXE

On appelle parallaxe le décalage vertical ou horizontal (selon la place du viseur par rapport à l'objectif) qui existe entre le viseur de la caméra et l'objectif. Cet écart de champ est peu visible pour des objets éloignés, mais il est très important pour les gros plans. La visée reflex utilisée sur toutes les caméras professionnelles l'élimine.

PARASOLEIL

Le parasoleil est un accessoire qui protège l'objectif des rayons lumineux nuisibles à la prise de vues*. Il est aussi indispensable par temps de soleil que par temps gris, en intérieurs comme en extérieurs. Il est fabriqué en métal, en caoutchouc, en matière plastique. Il peut recevoir un filtre, ou se fixer sur l'objectif.

PARTICIPATION

La participation est un système de rémunération par lequel les techniciens et les acteurs investissent la totalité ou une partie de leur salaire dans le financement d'un film. Cette somme leur est restituée lors de l'enregistrement des recettes* du film. Des acteurs importants mettent leur salaire en participation et deviennent ainsi coproducteurs (voir COPRODUCTION). Ce système pose des problèmes juridiques compliqués, et la législation actuelle ne l'a pas encore rendu légal pour les techniciens et les acteurs de moindre importance qui ne sont pas coproducteurs.

PAS DE L'IMAGE

On appelle "pas de l'image" la distance séparant, sur un film, deux perforations*.

PASSERELLES

Les passerelles sont des "promenades" qui, protégées par des balustrades, entourent et surplombent les plateaux*. Elles sont utilisées par les électriciens pour placer leurs matériels et accessoires d'éclairage, et par les machinistes pour aider à l'installation des décors.

PELLICULE

La pellicule est une surface sensible composée d'une couche anti-abrasive, d'une émulsion, d'un support et d'une couche antihalo. Un substratum permet la soudure entre le support et l'émulsion. La pellicule doit être préservée de la chaleur et du froid. Les locaux secs et frais conviennent le mieux. La pellicule ne doit pas être utilisée après la date indiquée sur chaque boîte. C'est pourquoi il est nécessaire de procéder à des essais, surtout pour la pellicule couleur.

PELLICULE FLAMME (Voir FLAMME (COPIE)

PEPLUM

Ce type de film d'aventures à petit budget, d'origine italienne exclusivement, met en scène les exploits de personnages réels ou de héros mythiques de l'Antiquité gréco-latine. Il ne faut pas confondre le péplum et le film antique hollywoodien : ce dernier montre aussi l'Antiquité biblique, qu'ignore le péplum et néglige les personnages de nature surhumaine.

PERCHE

La perche est une longue tige en bambou ou en fibre de verre au bout de laquelle est placé le micro qui reçoit les vibrations sonores et les transmet au Nagra. Le perchman la tient à bout de bras, au-dessus des acteurs, sans la faire entrer dans le cadre (voir CADRAGE) et sans faire d'ombres.

PERFORATIONS

Petites ouvertures équidistantes pratiquées de chaque côté de la pellicule* et permettant à celle-ci de progresser dans la caméra et le projecteur*. Dans la caméra, les perforations s'enclenchent dans des griffes et contre-griffes qui permettent ainsi le mouvement. Les perforations ont été standardisées. Elles sont au nombre de cinq de chaque côté de l'image pour le 70 mm, de quatre pour les 35 mm, et de deux à hauteur du cadre de l'image pour le 16 mm (uniquement d'un côté pour le super 16). Les perforations sont faites par les machines à perforer dont les origines remontent à la fin du siècle dernier.

PERFORMANCE CAPTURE

La Performance Capture signifie bien ce qu'elle veut dire : capter la performance de l'acteur, peu importe l'acteur, peu importe le personnage ou l'objet joué, un primate ou même une maison. Par le biais de petits capteurs placés sur le visage et d'une mini caméra face à l'acteur. Cette fois-ci on ne capte plus seulement les mouvements de l'acteur (voir MOTION CAPTURE), mais également sa gestuelle faciale, ses émotions, ses traits du visages, ses mimiques, ses imperfections, ses grimaces, son regard, le mouvement de ses yeux, le pli de ses arcades, les froncements de sourcils. Capter l'âme de l'acteur dans ses moindres détails.

PHOTOGRAMME

Le photogramme est la reproduction photgraphique sur papier d'une image d'un film. Les photogrammes sont utilisés surtout dans la presse spécialisée et dans les recherches filmologiques.

PIED

Support sur lequel est placée la caméra lorsqu'elle n'est pas tenue à la main. Un pied est composé de la plate-forme, ou tête, et des branches en bois ou en métal. Un pied doit être stable et maniable pour permettre des mouvements sans à-coups. Il existe deux catégories de pied : les pieds de campagne et les pieds de studio.

PIED-BOULE

Le pied-boule est un pied* essentiellement utilisé en studio. Il peut se déplacer grâce à des roulettes et comporte des colonnes qui, fonctionnent à l'aide d'une manivelle et permettent à la caméra de descendre et de monter à volonter, entre 50 cm et 1,40 m environ.

PISTE SONORE

On appelle piste sonore la pellicule* sur laquelle est enregistrée le son, qu'il soit optique ou magnétique. Il peut y avoir plusieurs pistes sonores sur un film. En 35 mm, sur la pellicule de format standard, la piste sonore optique se trouve à gauche, entre les perforations* et l'image. Sur le 35 Cinémascope, il y à quatre pistes magnétiques (deux de chaque côté), en 70 mm six pistes (trois de chaque côté).

PLAN

Le plan est l'unité de base de la syntaxe cinématographique. Plusieurs plans composent une scène ou une séquence. Un plan-séquence est une séquence réduite à un plan, quelle que soit la durée de l'action. C'est le découpage qui définit les plans, la prise de vue* qui les enregistre, le montage qui leur donne leur sens définitif. Un plan est toujours caractérisé par le fait que la caméra tourne sans s'arrêter pendant sa durée et qu'il est défini par sa grosseur.

On trouve donc : des plans généraux qui montrent la totalité du décor et situent l'action ; des plans d'ensemble qui situent l'action, mais sont moins larges que les plans généraux; des plans demi-ensemble (en intérieur, ils rapprochent la caméra des acteurs); des plans moyens qui montrent un ou plusieurs personnages en pied; des plans américains qui cadrent les personnages à mi-cuisses; des gros plans qui montrent de près des visages ou des objets; de très gros plans qui montrent de très près des visages ou des objets, des inserts. Un plan fixe est un plan durant lequel la caméra reste immobile. Au cours d'une prise*, par suite d'un mouvement de caméra ou d'un déplacement de personnages, un plan moyen peut devenir un gros plan et vice-versa.

PLAN DE COUPE

On appelle plan de coupe un plan* qui vient se greffer dans une séquence pour ajouter une note supplémentaire à l'action ou décrire un décor plus en détail. Ce sont en quelque sorte des transitions qui font "respirer" la séquence.

PLAN DE TRAVAIL

Tableau préparé par le premier assistant réalisateur avec l'accord du directeur de production et du réalisateur et qui consiste à classer jour par jour tous les éléments nécessaires au tournage. Pour préparer un plan de travail, l'assistant réalisateur doit tenir compte d'un certain nombre de paramètres tels que les dates de liberté des acteurs, la délivrance des autorisations de tournage, les problèmes posés par les conditions atmosphériques, les règles syndicales. C'est pourquoi un plan de travail est souvent remanié. De lui va dépendre en partie la bonne marche technique et financière du film, et donc le travail du réalisateur.

PLATEAU

Le plateau est l'endroit où se réunissent une équipe technique et des acteurs pour des prises de vues* cinématographiques, que se soit en intérieurs ou en extérieurs. Plus précisément, le plateau est un espace dans lequel, dans les studios de cinéma, on installe des décors en vue d'un tournage. Un plateau est constitué de "feuilles", c'est à dire d'éléments encadrés que l'on peut déplacer à volonté et qui constituent la base des décors. Pour certains films ou émissions de télévision, on se sert d'un "cyclo". Les plateaux doivent être insonorisés et leurs plafonds élevés pour permettre l'utilisation des projecteurs* placés sur les passerelles*.

PLAY-BACK

Le play-back est un système qui consiste à enregistrer de la musique, des chants ou des dialogues avant la prise de vues* cinématographique, puis, pendant le tournage, à diffuser par haut-parleur le son ainsi préenregistré, tandis que le chanteur ou l'acteur joue la scène sans chanter, ni parler, mais en faisant les mouvements de lèvres correspondant à la chanson ou aux dialogues. Le play-back est souvent indispensable quand le film est très découpé et quand un acteur ne sait pas chanter. On peut ainsi faire plusieurs prises* et monter à volonté.

PLONGEE

On appelle plongée une prise de vues* cinématographique obtenue lorsque la caméra est placée au-dessus du sujet qui se trouve dans le champ. Pour obtenir une contre-plongée, on place la caméra plus bas que le sujet.

PLUGINS

En informatique, un « plugin » ou « plug-in », aussi nommé « module d'extension », « module externe », « greffon », ainsi que « add-in » ou « add-on » en France, est un paquet qui complète un logiciel hôte pour lui apporter de nouvelles fonctionnalités. Le terme « plugin » désigne une extension prévue des fonctionnalités, par opposition aux ajouts initialement apportés à l'aide de correctifs. La plupart du temps, ces programmes sont caractérisés de la façon suivante : ils ne peuvent fonctionner seuls car ils sont uniquement destinés à apporter une fonctionnalité à un ou plusieurs logiciels et ils sont mis au point par des personnes n'ayant pas nécessairement de relation avec les auteurs du logiciel principal.

POINT

Le point définit, en matière de prises de vues* cinématographiques, la netteté de l'image. La mise au point consiste à régler un objectif pour que les images soient nettes. Un plan* où le point n'est pas réglé est un plan flou (voir aussi PROFONDEUR DE CHAMP*).

POLICIER (FILM)

Le film policier évoque les activités d'un ou de plusieurs criminels, occasionnels ou professionnels, et conjointement ou séparément, d'un policier ou d'un enquêteur, qui peut être lui aussi amateur ou professionnel. Le genre se subdivise en films policiers classiques (l'intrigue se fonde sur la recherche de l'identité d'un assassin), films criminels (il est consacré aux seuls activités de bandits), films de gangsters (mettant en scène la vie des gangs). Le "film noir" est un film policier à l'atmosphère particulièrement pesante. Le genre policier peut se mêler aux autres genres. Ses intrigues, ses personnages, ses ressorts se rencontrent aussi dans le film d'espionnage.

POLITIQUE (FILM)

Tout film qui traite un sujet à caractère ouvertement politique ou social, ou dans lequel, par le biais de la fiction ou, s'il s'agit d'un documentaire, par le biais du montage et du commentaire, ou cherche à donner une leçon politique au spectateur, peut être appelé film politique. Le film politique tend à se confondre avec le film de propagande*. Il peut aussi se mêler à tous les autres genres.

PORNOGRAPHIQUE (FILM)

Le film pornographique montre explicitement des rapports sexuels non simulés. On l'appelle aussi, à l'américaine, "hard-core" ou "hard". Il faut le distinguer du film "sexy" (fondé sur des déshabillages ou des scènes suggestives) et du "soft" (les rapports sexuels y sont simulés). Autorisés en France depuis 1976, les films pornographiques se voient attribuer automatiquement un classement X (Voir X (FILM)).

POSEMETRE (Voir CELLULE)

POSITIF

Le positif est une épreuve provenant du tirage soit d'une pellicule* négative, soit d'une pellicule inversible. Les copies positives sont destinées à l'exploitation cinématographique. Elles comprennent à la fois la bande-son, optique ou magnétique, et la bande-image.

POSTSYNCHRONISATION

La postsynchronisation est un procédé qui consiste à enregistrer après tournage les dialogues et les sons définitifs d'un film. Au tournage, on enregistre les dialogues et les sons sous forme de son témoin. On procède ensuite en auditorium comme pour le doublage. La postsynchonisation est utilisée quand le décor où l'on tourne est trop bruyant et quand l'acoustique est déficiente, surtout en décors naturels. L'apparition des caméras portables et du Nagra permettent cependant de plus en plus l'utilisation du son direct.

POVERTY ROW

Cette expression américaine désigne un ensemble de maisons de production ne tournant que des films à petit budget, dans des genres populaires, de séries B ou Z (voir Z (SERIE)).

PRATICABLES

Les praticables sont de grands tréteaux préparés par les machinistes pour placer la caméra et éventuellement porter quelques techniciens. On peut aussi parfois poser dessus des projecteurs*. Par ailleurs, on dit d'un objet ou d'un accessoire de décor qu'il est « praticable » lorsqu'il fonctionne vraiment; par exemple, un moteur praticable, une lampe praticable, etc.

PREMIERE

C'est une projection* publique, ou privée, ou de gala, organisée avant la sortie d'un film en exclusivité. La première fait partie des opérations de lancement.

PREPARATION

La préparation est la période qui précède le tournage d'un film. C'est pendant la préparation que le metteur en scène et son équipe passent en revue tous les problèmes que pose la réalisation d'un film : devis, plan de travail*, repérages*, dépouillement, distribution des rôles, recherche des figurants, location et construction éventuelle des décors, location du matériel, etc. La préparation d'un film dont le tournage est de sept ou huit semaines est d'environ deux mois, mais il peut y avoir des préparations beaucoup plus longues. Le metteur en scène et ses collaborateurs y travaillent dès le début.

PRESSE FILMEE (Voir ACTUALITES)

PREVIEW

La "preview" est une projection* organisée, en salle commerciale et avant la sortie d'un film, à l'intention de spectateurs invités ou payants. Aux Etats-Unis, il existe un type particulier de "preview" : les "sneak preview" (previews furtives). On projette alors un film encore inédit devant des spectateurs payants, qui sont invités à inscrire leur jugement sur des feuilles distribuées à cet effet. L'on modifie parfois le film en fonction des conclusions de ce sondage.

PRISE

La prise est l'opération qui consiste à enregistrer un plan* ou un son. Il peut y avoir plusieurs prises pour un plan. La décision de faire une prise de plus est due au metteur en scène mécontent des prises précédentes ou désireux de les améliorer (cadrage, jeu des acteurs). Dans le cinéma sonore, la prise de son est synchrone avec l'image. Il arrive parfois que l'on refasse une prise uniquement pour le son. Après l'enregistrement du clap, le metteur en scène indique l'action aux acteurs et dit "coupez" lorsqu'il juge que la durée de la prise a été suffisante. La prise doit être faite dans le silence le plus complet.

PRISE DE VUES

La prise de vues est l'opération consistant à enregistrer un film cinématographique. Plusieurs données interviennent dans la prise de vue : le coût du film, le format utilisé (16, 35 mm, etc.), le choix de la pellicule* (inversible ou négative), le noir et blanc ou la couleur, studio ou intérieurs réels, conditions atmosphériques, etc., autant d'éléments qui influent sur les conditions dans lesquelles a lieu la prise de vues, la préparation comme le tournage. Le chef opérateur doit veiller au contraste et à l'exposition qui varient selon qu'il s'agit de pellicule* en couleurs ou de pellicule en noir et blanc.

PROFONDEUR DE CHAMP

La profondeur de champ est la distance qui sépare les deux plans* de netteté d'une image. La profondeur de champ dépend : a) de la focale utilisée plus elle est courte, plus la profondeur de champ est grande ; b) du diaphragme : plus il est fermé, plus elle est grande ; c) de la distance de mise au point : plus elle est grande, plus la profondeur de champ est grande. Il existe des tables de profondeur de champ qui sont gravées en pieds.

PROGRAMME

L'ensemble des films projetés à chaque séance forme le programme. Autrefois, un programme comprenait les actualités, un ou plusieurs courts-métrages, un film de première partie, les films publicitaires, les bandes-annonces, un grand film. Réduit par la suppression du film de première partie, puis des actualités, le programme comprend maintenant le plus souvent les films publicitaires, les bandes-annonces et le film.

PROJECTEUR

Le principe du projecteur est le même que celui de la caméra. En 35 mm, cependant, les contregriffes (voir GRIFFES) sont remplacées par une croix de Malte. Il y a en général deux obturateurs par image, ce qui donne 48 obturations par seconde. En 35 comme en 16 mm, la plupart des appareils de projection sont équipés de lampes au xénon. Il existe aussi des projecteurs en 16 mm à arc.

Les projecteurs les plus utilisés sont : a) en 35 mm : le Zeiss Ernemann (xénon, croix de Malte, tous formats du 1,33 au 2,35, 24 et 25 images seconde); b) en 16 mm : les Bell et Howell, les plus fiables (le plus puissant est le 666); les Hortson, précis et robustes; les Eiki, d'origine japonaise. Il existe également, en 16 mm, des appareils double bande : le Siemens; le Bauer P6 Studio; le Eiki; le Hortson. Zeiss Ernemann a enfin mis au point un appareil mixte 16-35.

Il existe aussi des projecteurs dits "plein jour". Ils fonctionnent en lumière ambiante et sont utilisés dans les stands et salons d'exposition. Ils fonctionnent automatiquement, sans opérateur, le programme étant monté en boucle (en 35 mm, on trouve le Scopécran, en 16 mm le Lorraine Hortson) (voir aussi ECRAN et CABINE).

PROJECTION

Le fait de projeter un film s'appelle une projection. On distingue les projections commerciales et les projections privées, qui peuvent être corporatives ou réservées à la presse.

PROPAGANDE (FILM DE)

Le film de propagande est destiné à convaincre des bienfaits d'une idéologie politique ou religieuse. Le film de propagande utilise tous les genres de la fiction, mais il a aussi recours au documentaire ou au dessin animé.

R

RACCORD

Le raccord est, en matière de prises de vues* cinématographique ou de prises de son, la continuité d'un plan* par rapport à un autre plan ou d'une scène par rapport à une autre scène. Il y a plusieurs types de raccords dans un film : a) les raccords de mouvements : les gestes des personnages doivent s'enchaîner parfaitement d'un plan à un autre; b) les objets dans le champ doivent rester les mêmes : cigarettes que l'on fume, coiffures, cravates, accessoires divers; c) la position dans le champ des acteurs, accessoires, éléments de décors; d) les vêtements; e) le niveau du son; f) les couleurs, la qualité et direction de la lumière. Les mauvais raccords faussent une séquence.

RAILS

Les rails sont les éléments métalliques sur lesquels roule le chariot du travelling. Les rails doivent être calés et mis à niveau pour que le chariot roule sans secousse. Il existe des rails droits, courbes et circulaires permettant tous les mouvements.

RALENTI

Le ralenti est un effet mécanique obtenu en enregistrant les images à une vitesse supérieurs à celle de la projection normale. Lors de la projection* à 24 images seconde, les mouvements subissent un ralentissement d'autant plus important que la cadence d'enregistrement aura été rapide. Les caméras professionnelles sont équipées de moteurs pouvant tourner à 80 images seconde (Arriflex), à 128 images seconde (Mitchell), à 200 images seconde (Eclair 16). Certaines caméras peuvent tourner à 400, 5 000 et jusqu'à 18 000 images seconde.

RAPPORTS (CAHIERS DE)

Les cahiers de rapports sont des cahiers utilisés par la scripte. Ils sont au nombre de trois : les cahiers de rapports montage, destinés au monteur et sur lesquels la  scripte note tout ce qui concerne les plans* tournés (dialogues, mouvements, actions diverses). Ces cahiers permettent de comparer le scénario avec ce qui a été réellement tourné. Des photos Polaroïd et des dessins aident la scripte à tenir son cahier à jour. Les cahiers de rapports image : la scripte y indique les numéros de plans tournés et les prises* bonnes à tirer. Celles-ci sont entourés d'un cercle. Les cahiers de rapports production où est indiqué, jour par jour, tout ce qui concerne le tournage d'un film : horaires des acteurs, arrêts repas, accidents, nombre de figurants, etc. Il existe aussi des rapports son dans lesquels l'ingénieur du son note les bonnes prises.

RECETTES BRUTES

Les recettes brutes représentent le total des recettes d'un film lors de son passage dans les salles d'exploitation. La production, la distribution et l'exploitation sont taxées par l'Etat proportionnellement aux pourcentages qu'elles reçoivent.

REDUCTION

C'est l'opération inverse du gonflage. Une copie d'un film en 70, 35 ou 16 mm peut être réduite à se dimension inférieure. Les films réalisés sur formats larges (70 mm) ou en Cinémascope sont souvent réduits au format du 35 mm standard ou panoramique par suite du manque d'équipement des salles d'exploitation. Parfois aussi, pour certains programmes* audiovisuels, on tire des copies 16 mm de films en 35 mm. La réduction des films 35 mm en 16 mm peut être faite en tirant sur une pellicule* 32 mm coupée ensuite dans le sens de la longueur.

REGLE DES 180 DEGRES

Il s'agit d'une règle essentielle de la syntaxe cinématographique. Cette règle consiste à tracer entre deux personnages qui se font face une ligne imaginaire. La caméra doit toujours se trouver du même côté de la ligne à la fois pour le champ et pour le contre-champ. Au cas où cette règle ne serait pas respectée, les spectateurs auraient l'impression que les personnages se tournent le dos. Cette règle est valable quel que soit le nombre des personnages. Elle est dépendant des mouvements des personnages, mais aussi de la direction de leurs regards.

RELIEF (CINEMA EN)

La vision en relief ou vision stéréoscopique existe depuis que l'on fabrique des images. Il faut, pour obtenir une telle vision, que les  yeux du spectateur puissent voir simultanément deux images séparées. Après les tentatives faites par les peintres et les photographes, le cinéma s'empara du système des anaglyphes qui consiste à projeter deux images. Les couleurs étaient sélectionnées par un lorgnon bicolore. Louis Lumière, dans les années 30, porta ce système à sa perfection. Deux images de deux couleurs différentes étaient cadrées dans le même plan*. L'action filtrante des lunettes, qui étaient dotées de verres bleu et jaune, permettait de capter chacune des deux images. Ces lunettes laissaient le passage à tous les rayons du spectre solaire. Plusieurs systèmes furent mis au point pour obtenir la vision du relief : images qui changent selon l'angle où l'on regarde, déplacement latéraux de l'image, diapositives superposées, lasers (obtention de l'hologramme).

REMAKE

Ce terme américain désigne la nouvelle version d'un film ancien; le "remake" peut être fidèle à la première version, ou très éloigné.

REPERAGES

Les repérages consistent à rechercher, pendant la préparation, les décors intérieurs et extérieurs où va se tourner un film. Les repérages sont faits par le premier assistant réalisateur, parfois par le décorateur et le régisseur. Une boussole est nécessaire pour vérifier les emplacements du soleil aux diverses heures de la journée.

REPETITION

Les répétitions consistent à préparer, avec les acteurs, les jeux de scène et les dialogues afin que ceux-ci soient bien compris et assimilés au moment de la prise*. Le metteur en scène fait répéter les acteurs principaux avant le tournage de chaque plan*, soit sur le plateau*, soit dans les loges ou dans des locaux tranquilles. Les répétitions des figurants, des danseurs, des chanteurs, des cavaliers, s'il y en a, sont dirigées par les assistants avec les techniciens nécessaires (maîtres de ballet, cavaliers, maître d'armes). Un "dialogue-coach" est un technicien de plateau qui fait répéter les dialogues des acteurs, surtout quand ceux-ci ne parlent pas dans leur langue maternelle.

REPIQUAGE

Le repiquage est une opération consistant à reporter sur bande perforée 16 ou 35 le son magnétique 1/4 de pouce enregistré en cours de tournage.

REPLAY TV

La consommation à la demande de contenus vidéos rencontrant un très fort succès, des offres non payantes sont également apparues aux côtés des services de location et d’achat : la vod gratuite. On retrouve notamment dans ces offres de vod gratuite les services de télévision de rattrapage, également appelés replay TV, ou plus rarement catch-up TV. Ceux-ci proposent de revoir à la demande un contenu préalablement diffusé par une chaîne télé ; leur accès gratuit étant limité dans le temps (généralement 7 jours à compter de la mise à disposition en replay).

RETAKE

On appelle "retakes" le tournage, une seconde fois, des plans* qui, en projection*, n'ont pas été jugés satisfaisants par le metteur en scène. C'est pourquoi, avant d'abandonner définitivement un décor, renvoyer des acteurs ou des figurants et rendre les accessoires, voitures, meubles, costumes loués, il faut voir les rushes* des plans tournés et juger de leur qualité.

ROAD MOVIE

Genre hollywoodien, le "road movie" évoque un voyage, à pied ou dans un véhicule, sur une route (road), voyage au cours duquel les héros subissent des métamorphoses plus ou moins profondes. Il est proche du roman picaresque. Le terme de road movie apparaît dans les années 1960 aux États-Unis avec la sortie d'Easy Rider de Dennis Hopper.

RUSHES

Les rushes sont des tirages positifs des plans* tournés chaque jour et projetés le lendemain ou le surlendemain du tournage. La projection des rushes est le seul moyen qu'ont le réalisateur et ses principaux collaborateurs pour juger du jeu des acteurs, des cadrages, de la lumière, des raccords*.
 

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Ce dossier est constitué actuellement de 8 pages classées par ordre alphabétique.

Voir également le dossier : LES METIERS DU CINEMA

L'EQUIPE DE PRODUCTIONL'EQUIPE DE TOURNAGE - L'EQUIPE ARTISTIQUE - L'EQUIPE DE MONTAGE AUTRES METIERS

Ces pages sont bien entendu non-exhaustives, vu l'évolution galopante du 7ème Art depuis sa création. Aussi, j'encourage vivement les lecteurs de ces dossiers à se manifester (via le forum "LEXIQUE ET METIERS DU CINEMA), afin de les compléter.






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